Archive pour octobre, 2008

Un peu de sociologie.

madeinfrance.jpg  Dans ce brouaha médiatico-politique dû aux sifflements de
la Marseillaise lors de la dernière rencontre de l’équipe de France de football face à l’équipe nationale de
la Tunisie, peu de (soi-disant) journalistes ont vraiment fait leur métier d’information. Préférant une nouvelle fois provoquer une polémique. La polémique devenant une discipline très prisée par les Français. Dans toute cette cohue stupide, relayée par un chef d’état bien heureux de pouvoir faire diversion des problèmes causés par la politique libéraliste et anarchique qu’il défend défendait naguère, un article sortait du lot. Une interview du sociologue Williams Nuytens qui résume à mon humble avis, ce cirque politico-médiatique de la meilleure façon possible. Le seul petit bémol à cet interview serait peut-être qu’il n’accorde pas d’intérêt aux sifflets qui ont retenti à l’encontre du joueur Ben Arfa. Mon ire étant déclenchée par ce problème justement. Mais en ce qui concerne son analyse globale, je la partage largement. Je vous invite donc à lire ses propos parus sur lemonde.fr : 

Pour Williams Nuytens, sociologue spécialisé dans les comportements des supporters à l’université d’Artois, il faut “refroidir” le débat entourant les sifflets qui ont accompagné
la Marseillaise, mardi au Stade de France, et ne pas y voir systématiquement une dimension politique.

Comment interprétez-vous les sifflets entendus au moment de l’hymne national avant le match entre
la France et
la Tunisie ? 

Williams Nuytens : “La première chose, c’est qu’il faut certainement distinguer plusieurs catégories d’auteurs. Selon qu’ils sont des supporters français, français d’origine nord-africaine ou tunisiens, le sens des sifflets n’est pas du tout le même. Ensuite, c’est également différent si c’est lié à des groupes de supporters, qui ont une stratégie et des raisons bien arrêtées, ou si ce sont des actes isolés qui ont pris une tournure collective dans le stade.

Et ensuite, en fonction de ces catégories, quelles conclusions peut-on tirer ? 

On ne peut faire que des suppositions. Il est possible que certains sifflent en raison de la manière dont sont gérés les problèmes qui entourent l’équipe de France de football. Ensuite, le fait qu’on siffle
la Marseillaise peut également être l’illustration qu’une partie de la population ne croit plus au capital symbolique que dégage l’hymne. Ces sifflets sont plus choquants parce que c’est dans un espace public, que c’est médiatisé, mais ça ne me choque pas plus, par exemple, que de manquer de respect à un porteur d’institution que peut être par exemple un instituteur.

Peut-on voir une dimension politique dans ces sifflets ? 

Il y a tout de suite eu la fabrication d’une dimension politique liée à l’intégration de certaines communautés. Personnellement, je trouve ça ridicule. Si le problème se pose, plutôt que de s’insurger, cherchons à savoir pourquoi ils ont parfois ces attitudes. N’oublions pas les supporters français qui sifflent pour des raisons qui n’ont rien à voir avec
la Marseillaise et sa représentation nationale, mais à cause de l’association qu’ils font entre
la Marseillaise et l’équipe de France. La première interprétation doit se détacher un peu de la polémique et la refroidir. Je reste persuadé que si c’est une autre équipe nationale, qui n’est pas nord-africaine, et qu’il y a des sifflets dans le stade, on ne polémique pas avec la même ampleur. C’est comme la banderole du PSG présentée au peuple du Nord. Beaucoup se sont insurgés, mais c’est une pratique très courante chez les supporters de jouer la provocation par l’intermédiaire des banderoles. Si cette banderole n’avait pas été présentée au moment où il y avait une sorte d’adoration pour la culture nordiste, ça n’aurait pas eu le même retentissement. C’est toujours une affaire de contextualisation.

Certains sifflets peuvent donc être dénués de tout fondement ? 

Il y a forcément une dimension récréative, de sociabilité festive. Je suis convaincu que certaines gens sifflent parce que c’est l’occasion de s’amuser, qu’il y a un jeu. Les supporters sont beaucoup dans une dialectique de la provocation, du jeu, de “l’intox”. Mais ensuite, on fait immédiatement un amalgame et l’on donne tout de suite une dimension politique à ces sifflets sans même savoir si c’est effectivement le cas.

A quel point le phénomène de groupe joue-t-il dans ce type de comportements ? 

Gustave Le Bon, quand il parlait au XIXe siècle de la psychologie des foules, disait qu’une fois qu’on est dans la foule, la conscience individuelle s’efface pour fabriquer une conscience collective. Il y a incontestablement un phénomène de masse. Je siffle l’hymne national, mon voisin siffle mon attitude. Vu de l’extérieur, les deux personnes sifflent pour la même raison, il se produit à chaud un amalgame, un traitement de toutes les attitudes de façon homogène.

Les commentaires et les actions politiques sont-ils donc disproportionnés ? 

Quand Nicolas Sarkozy reçoit Jean-Pierre Escalettes à l’Elysée, c’est une réaction à chaud aussi spectaculaire et emphatique que l’étaient les sifflets. Dans une stratégie de gouvernance, ça marque les esprits. Les mesures proposées sont assez symptomatiques de la manière avec laquelle on traite les supporters en France. On voudrait qu’ils soient de bons payeurs, de bons consommateurs de produits dérivés, qu’ils soient bien assis, qu’ils chantent quand on gagne, également quand on perd. Mais au stade, on n’est pas passif, c’est un des rares endroits où on peut encore manifester publiquement. Il ne faut pas s’en étonner.

Propos recueillis par Alexandre Roos

Cemenelum.

Aujourd’hui, et c’est peu banal, j’avais envie de vous parler de mon quartier. De vous le montrer aussi. Je vais vous parler du Quartier de Cimiez, à Nice. Pour cela, je me suis wikip’ aidé. Je remets tout ça à ma sauce. Au pistou bien sûr. J’habite un quartier chic. J’en vois sourire certains, et pour votre gouverne, je signale que dans quelques jours, je vous parlerai de mon quartier HLM de mon enfance et adolescence. Non par soucis de me justifier d’habiter un quartier favorisé – qui préférerait loger aux 4000 – mais simplement pour vous expliquer l’amour que je ressens encore pour le quartier modeste de mon enfance. 

J‘ai donc emprunté quelques clichés trouvés de-ci, de-là. Cahin-caha. Au gré de mon moteur de recherche préféré. J’en ai fais une mosaïque, vous pouvez cliquer dessus pour l’agrandir et apprécier le talent de nos chers photographes anonymes. Si l’un d’eux passe par ici, ce qui serait étonnant par ailleurs, qu’il n’hésite pas à se faire connaître par un petit message. Vous y trouverez les endroits que je fréquente au quotidien. 

Le musée Matisse, La collection du musée compte aujourd’hui 68 peintures et gouaches découpées, 236 dessins, 218 gravures, 57 sculptures, 14 livres illustrés et aussi 95  photographies, 187 objets ayant appartenu au peintre que complètent sérigraphies, tapisseries, céramiques, vitraux et divers documents. Et bien je vous le dis, je n’y ai encore pas mis les pieds. Incroyable. J’y vais bientôt et je vous raconte ça !! 

Le monastère et son jardin (endroit de mes recueils réguliers), Un endroit magnifique, on peut y entendre les moines franciscains chanter à l’ombre d’une pergolas de roses. Je ne romance pas, c’est très romantique. Le calme de cet éden urbain est tout simplement magique. Nous surplombons tout Nice. La méditerranée d’un coté, les alpes de l’autre. Ne pas y aller les jours de mariage par contre. Les autres jours, vous avez de grandes chances de m’y croiser. Cet endroit est énergétique pour moi. 

Son cimetière ou l’on trouve les sépultures d’illustres notables et peintres de la ville tels que Raoul Duffy ou Henri Matisse. Ce cimetière pourrait servir de décor à un clip de Marylin Manson. Il est tout bonnement magnifique dans son style gothique. Et oui je kiffe les cimetières, je m’y invente des personnages, me place devant leurs sépultures et les imagine dans leurs vies d’avant. Parfois même, je leur parle. Je m’y promène souvent avec la jolie Felicity, c’est l’endroit où je “ma muse” d’elle. 

Le parc de Cimiez, avec ses Oliviers bi-centenaires et les arènes romaines adjacentes, accueillent le Festival de Cimiez une fois par an (un peu cher à mon goût, tout de même). Voir et écouter des artistes tel que Ed Harcourt, Archive, Benabar ou autre Jamiroquoï en été à l’ombre d’un olivier vaut vraiment le détour. C’est aussi l’un des premiers Festival de Jazz d’Europe. 

Au printemps, à l’arrivée des cigales, diverses fêtes folkloriques transforment le quartier en roman de Pagnol. La fête des cougourdons ou la fête des “Mais” sont tout autant de noms imagés qui m’évitent de vous expliquer en détail, l’attrait de ces manifestations. Une semaine par an, une scène est montée au milieu des arènes, transformant cet édifice Romain en théâtre de plein air. A raison de deux pièces par soir et le tout gratuit cette fois. Un pur bonheur. 

Les thermes et la basilique paléochrétienne témoignent de l’histoire pluri-millénaire du site : Cimiez était la base de la tribu des Védiantiens, aux IIIe-IIe s. av. J.-C. Et oui, j’habite un des plus vieux quartiers de France. La colline de Cemenelum fut choisie par l’Empereur Auguste (en 14 av. J.-C.) pour siège du chef-lieu de la province des “Alpes Maritimae” (les Alpes-Maritimes). 

J‘espère que je ne vous ais pas trop barbé à vous parler de l’endroit ou mr Pilou a planté sa tente d’apache. Et je vous souhaite une bonne ballade par chez moi. Mon quartier, c’est bien plus que ça, c’est l’été. 

mosaquecimiez.jpg

November rain.

stairwaytoheaven.jpg   J‘arrivais tôt le matin, comme à chaque fois que l’on faisait appel à mes services. L’entrée des artistes, petites portes dérobées qui donnent sur le plateau. Les semi-remorques sont déjà là. Arrivés dans la nuit ou plus tôt le matin. Les chauffeurs – américains ce matin là – la mine renfrognée et les lignes blanches d’autoroute incrustées dans leurs pupilles, sont debout, un café à la main. Ils devisent, sans vraiment y croire, sur cette structure qui ressemble à une porte. Ils y voient l’aubaine de pouvoir rentrer leurs trucks et de les mettre “à cul” de la scène. Après un “morning” lancé de ma voix d’outre tombe, j’opine à leur demande. Je leur explique même qu’une grosse équipe de roads est présente pour les aider au déchargement du matériel. Ils retrouvent le sourire et commencent leurs manoeuvres. Les “bip-bip” des fenwicks commencent à retentir dans cette grande salle bien vide. Il est sept heures du matin, à vingt heures elle sera envahie par cinq milles personnes qui ne s’imaginent même pas qu’une salle pareille peut paraître froide et hostile un matin de Novembre. Ils seront là pour leur idole. Il faut dire que ce soir c’est du lourd.

sept heures et quart, bureau de prod’. Chez eux il fait toujours chaud. On réunit tout le monde. Aujourd’hui, pas besoin de disserter longtemps sur le programme de la journée. Nous sommes une équipe, ils nous ont pris pour ça, on se connaît tous, du producteur aux roadies. Sept heures trente, on enfile le bleu de chauffe, les gants de protection, les chaussures de sécurité et c’est parti. Pas moins de sept semi remorque aujourd’hui. La valse des flight case commence. Les caisses marquées d’un jaune, iront coté cour. Celles marquées de rouge, coté jardin. Les blanches sont pour la régie son et lumière. Les bleues quand à elles, sont pour le catring et les diverses loges. La vidéo et le backline, on s’en chargera plus tard.

La balance est prévue pour 15 heures. Ça nous laisse peu de temps pour mettre en place toute cette structure son et lumière, mais on s’en fait pas. On a l’habitude, on sait bosser. Aucun stress ne vient perturber cette matinée de montage si ce n’est une tête fracassée sur un pont (structure métallique supportant l’éclairage). Blessure superficielle ne nécessitant pas l’appel de pompier. Comme parfois. Parfaitement soignée par les infirmiers de service. Les américains sont détendus et rassurés, c’est rare.

Treize heure, le pont est en place; monté à 8 mètres de hauteur. L’éclairage accroché dessus. Le stack de son est accroché de chaque coté. On a faim, mais le timing est trop short. On décide donc d’installer le backline avant de manger. Ils pourront faire leur balance tranquille pendant que nous déjeunerons. Je me présente au backliner du groupe, il m’explique le plan de scène. Nouveau semi remorque à décharger, dixième café de la matinée.

Quatorze heures, les ventres crient famine. Les musiciens de l’artiste viennent nous saluer. Je papote un peu matos avec le bassiste qui à la même tête d’ampli que moi. C’est le bassiste de Portishead. ça en jette, j’adore, je lui dis, ça lui plaît. Mais l’odeur se dégageant du catring aura raison de la passionnante rencontre que je suis entrain de vivre. Dernier détour vers le bureau de prod’, lavage de main, rinçage de visage (on a beau être road ou technicien, on en reste pas moins coquet) et je me dirige vers cette odeur de poulet grillé.

L‘artiste est dans le hall, il discute avec un homme au costume sombre, semblant faire partie de son staff de production. En tout cas je ne l’ai pas vu sur scène à transpirer sous le poids des mac 2000 (projecteurs). Je le regarde de loin, je m’arrête quelques secondes, quand même, pour admirer le charisme de ce mec qui est une légende du Rock’n'roll. Du fond de la salle, il croise mon regard. Il me sourit et s’excuse auprès du man in black, lui faussant compagnie pour se diriger vers moi. Je me pince. ça craint, il a dû me prendre pour quelqu’un d’autre. Dois je lui dire ? Il arrive sur moi, me tend la main, me sourit et entame la conversation. Il avait juste envie de ça. Je suis abasourdi. Je lui demande même de parler plus doucement car son anglais est trop rapide pour moi. Ce grand bonhomme comprend et me fait la conversation. Il donne l’impression d’avoir aimé mon aura. Il a l’allure d’un baba cool, j’ai l’impression de parler à un pote. Tout cela dure une dizaine de minutes.

Le type avec qui je discute le bout de gras sur
la France, la musique et … la bouffe, est une de mes idoles d’adolescence. mine de rien, je papote pépère avec ROBERT PLANT !! Môssieur Led Zeppelin himself. Une des stars les plus humaines qu’il m’ait été donnée de rencontrer dans ce métier. J’y ai souvent croisé des noms, de Prince à Morgan Freeman ou de Lou Reed (mon album du Velvet porte dorénavant sa griffe) à Michael Douglas. (et oui, entre Cannes et Monaco, forcément..). Mais Robert Plant restera la rencontre qui m’aura le plus marqué. Il dégage un charisme proche de la perfection, on dirait un encens tant il est zen.

Vingt heures, le concert commence. 23h30 il se termine. J’ai passé une partie du show sur le coté de la scène. Il en sort. Croise mon regard insistant, me fait un ultime clin d’oeil et disparaît. A peine le temps de me remettre qu’il faut déjà tout plier. Même chose que plus haut, mais à l’inverse. La salle s’est vidée, elle est redevenu froide. Seul le sol jonché de gobelets et de papiers gras ou glacés, témoigne que des milliers de fans sont venus ce soir – écouter leur idole – le voir de près. Je me dis qu’il existe des journées, dans la vie de mr Pilou, qui sont vraiment exceptionnelles et privilégiées.

Quatre heures du mat’ j’ai des frissons. Il fait froid dans cette plaine du var. Je suis épuisé. Je monte dans mon véhicule, démarre, et pousse le volume de l’autoradio au maximum. dans le lecteur “Stairway to heaven”. Sur mon visage, un sourire fatigué. Quelle bonne journée …

Touche pas à mon pote Français.

Je me suis senti partagé hier soir lors des hymnes nationaux de la rencontre sensée être amicale entre
la France et la Tunisie. Je me suis senti, d’un coup, pris d’un regain de nationalisme primaire l’espace de quelques secondes, touché par les sifflets des Tunisiens pendant la Marseillaise. Et ce n’est pas anodin. Je suis quand même à des années lumières d’un quelconque nationalisme. Citoyen du monde convaincu. Mais force est de constater, qu’hier soir, le comportement de ces personnes, vivant dans ce pays, qui ne comporte pas que du mauvais – loin de là – a été intolérable. Stupide et méchant.

Il est temps, en France, que les communautés fassent un peu le ménage dans leurs rangs. Il est temps que ce petit jeu, pratiqué par l’Algérie, le Maroc et maintenant la Tunisie s’arrête. Il est temps qu’un peuple Tunisien, vivant en France, quoi que ce pays ait pu  faire par son passé colonialisme, cesse de siffler un joueur né dans ce pays, de parents Tunisiens. Qui a, à un moment donné de sa vie fait un choix de porter les couleurs Françaises, SES COULEURS. Ben Arfa, parce qu’il s’agit de ce jeune homme, a été humilié tout le long du match par un public stupide, nationaliste et RACISTE !!!

En bon socialiste, celui de Jaurès pas l’actuel, je me suis battu toute ma vie contre le racisme. Participé à chaque fois que je le pouvais aux manifestations Anti raciste de touche pas à mon pote. Condamné mon peuple, de leurs actes odieux aux quatre coins du monde et notamment au Maghreb. Réclamé que l’on accueil dignement l’immigration dans ce pays afin qu’ils se sentent vraiment chez eux. Vingt ans plus tard, je vois un gamin qui représente l’idéal que je me faisais de l’immigration. Un “Ben Arfa” se sentant bien dans ce pays, se sentant Français sans renier son origine. Je vois deux équipes qui rentrent sur le terrain unies, amies !!

Et d’un coup, tout mon idéal s’effondre. Les opprimés que je défendais corps et âmes deviennent à leur tour des loups. Les “méchants” changent de camps. Les Hommes sont vraiment bêtes. Comment ce gamin, du haut de ses vingt ans, a-t-il pu prendre la chose ? Sifflé par quarante mille compatriotes du simple fait qu’il se sente Français. Qu’est ce que cette mascarade veut bien pouvoir dire ? Ils sont censés être eux même des Français, ils réclamaient cela. Je me suis battu pour eux, contre des colleurs d’affiches du FN et même contre des skinheads assoiffés de haine. Et voilà que ces gens, seraient près à lapider un compatriote bien intégré. Réveillez vous, ou vous allez devenir ce que jadis fût votre combat. Des racistes ultra nationalistes !!!

Amis Tunisiens du stade de France, vous m’avez gonflé hier soir !!!

frtunisie.png

Je vous salue, Bloody Mary.

oneway.jpg   Plus haut tu montes, plus bas tu peux descendre. C’est proportionnel. Toujours prendre garde de ne jamais descendre trop bas. Ce contrôler. LA contrôler. Cette vilaine bête qui sors tout droits des méandres de nos craintes et de nos angoisses. Une sorte d’état dans l’état de nos esprits. Elle est puissante. Très puissante. Elle est puissante dans le sens ou elle s’auto régule. Ou elle puise son existence dans nos capacités cérébrales à la nourrir. Moins ça va et plus elle te pointe les choses, qui, d’ordinaire, pourrais sembler anodines. Elle te transforme une petite toux de rhume en en une tumeur. Un léger découvert bancaire en ruine total. Une fatigue passagère tout à fait logique en une mort annoncée.

Bref, elle pointe. Elle se pointe !! Car je pense que cette bête ne me quittera jamais. Mais je vais même plus loin, peut être par crainte de la solitude – qu’en sais-je – pensant que nous l’avons tous en nous. Et que seul une gymnastique rigoureuse du cortex nous permette de la maintenir hors de la case « raison » de notre cerveau. La dépression, c’est une sorte de perte de raison. Comme l’amour me direz vous. Ah bah non – suis je bête – l’amour est un sentiment beau. Pourtant l’un engendre souvent l’autre. L’amour et la dépression sont souvent liés. La dépression étant une vilaine maladie, parfois mortel, mais on encense sa responsable (parfois), l’amour. Allez savoir pourquoi. Parce qu’il apporte aussi des beaux moments ? Cela reviendrais donc à l’excuser de nous détruire ? Mais pardonnerais t’on a un pédophile d’avoir couvert de cadeaux et de bonbons un enfant avant de s’acharner comme un monstre dessus !!?

Je sais, mon propos est disproportionné, poussé a l’extrême. C’est la seule façon que j’ai parfois, pour exprimer ma thèse de l’amour. Croyez moi, si je pointe du doigt cette correspondance entre la dépression et l’amour. Ce n’est pas pour détruire l’amour que j’ai en moi au travers des autres. J’en suis tout bonnement incapable. Mais justement pour essayer de comprendre un processus qui me parait néfaste parfois pour ma santé mentale et pourtant si prolifique à ma création.

Il faut que j’apprenne a créer dans le bonheur. Je suis juste comme tout le monde, quand je suis heureux, et bien je me repose. Il ne faut plus que j’aille flirter avec la bête pour un soucis créatif. ça m’éloigne trop de l’autre moi, schizophrénie ? Je ne pense pas. Je pense même – encore une fois – que nous sommes tous … deux. La personne que le monde extérieur voient, et celle que nous pensons être. Celle qui ne s’exprime pas par la paroles, par les attitudes. Celle qui ne se parle qu’a elle même. Que je vous met en mots ce soir. Ou est la vérité.

Je pense que je viens de découvrir l’utilité de ce blog. Il réunis mes deux « moi ». Me permet enfin de m’exprimer tel que je suis réellement. Cela fini par se retranscrire dans ma vie en société. Je me trouve beaucoup plus à l’écoute des autres. J’essaies de réfléchir dans une conversation pour trouver les mots justes. On aime tous, finalement, correspondre comme cela. Dans cette société qui tend a devenir de plus en plus individualiste, je commence à comprendre que l’avenir réside dans l’écoute de l’autre. Dans le partage. Et pourtant j’ai passé ma vie a prôner cela autour de moi. Peut être pour m’aider a trouver la lumière. Ce soir j’ai l’inconscience tranquille. ça m’a évité un voyage à Lourdes. Je vous salue, Bloody Mary.

 

j’étais pas là au début.

Dans la série Espigoule :
http://www.dailymotion.com/video/k17jaS74rlirRKu3wK

Nice devant Toulouse.

Des 5 plus grandes Villes de France, ou préfériez vous vivre :

  • Nice (36%, 5 Votes)
  • Toulouse (29%, 4 Votes)
  • Paris (21%, 3 Votes)
  • Marseille (7%, 1 Votes)
  • Lyon (7%, 1 Votes)

Nombre de votants: 14

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Rétro-viseur.

 

 

.                                                       chezpilou.gif

 

Le climat est étrange ces temps-ci. Certains de mes proches sont confrontés à des sujets bien graves. La justice, la santé, ou la mort. Voilà trois choses où j’ai bien du mal à être objectif  – à comprendre. Mon pote a retrouvé une partie de la garde de ses enfants. C’est bien, la Justice me fait plaisir. Mon autre pote a perdu sa grand-mère à 10h00 et son .. père à 14h00. c’est mal, la mort n’a aucune justice. Mon petit neveu rentre de nouveau à l’hôpital demain – et ça – c’est complètement injuste. 

On est Dimanche. Il fait bigrement beau dehors; malgré ce climat humain assez spécial, je me sens bien. Ce soir, je fête l’anniversaire de mon plus vieil ami. Je vais y revoir une bonne partie de mon adolescence. Sa famille aussi. Je suis assez actif en ce moment, ce qui m’empêche d’avoir l’esprit créatif. Chaque chose en son temps – pas de panique – ça va revenir. 

J’ai de plus en plus de cheveux blancs. J’ai vu ça hier soir, dans le rétro, en ramenant Choup. L’offense du temps commence à se faire ressentir. Il faut dire qu’il me laisse – malgré tout – beaucoup de répit. On dit qu’avec les années, les hommes prennent de l’âge alors que les femmes vieillissent. C’est globalement vrai, à part certaines exceptions. Les femmes n’ont pas d’âge à mes yeux. Mais bon, je dois l’avouer, je suis attiré par les femmes plus jeunes. Cependant, ces satanés cheveux blancs du rétroviseur sont là pour me ramener à la raison. Le temps passe et c’est ainsi. 

What Else. On est Dimanche, le temps passe, et je vais encore me mettre en retard. Tout va bien, je suis moi-même …. 

Page 123.

Ce soir je prend le relais de ma chère pume qui avait elle même relayé ce cher
Chris. Le concept est simple et ma foi je le trouve sympa. Libre à vous de me laisser la même chose dans un commentaire.

pour se plier à la règle de ce petit jeu :

- prendre le livre que vous lisez en ce moment

- l’ouvrir à la page 123

- prendre la 5 ème phrase et les 3 suivantes

- recopier ces 4 phrases

- indiquer ensuite le titre de ce livre, l’auteur, et son éditeur

 

 » L’eau pulvérisée jaillissant des tourniquets retombait sur la pelouse; il était d’excellente humeur. De l’université, il alla directement chez son amie. Elle habitait à quelques rues de là. Il s’arrêtait souvent chez elle, mais toujours en ami attentif, jamais en amant. » 

L’insoutenable légèreté de l’être.

Milan Kundera

édit. Folio

Salaud de pauvre.

Besoin d’évacuer un peu. La conjoncture actuelle est difficile, je m’en réjouis. On commence à réaliser que cette économie est bancale et précaire. Pourquoi ? Car dorénavant la crise touche tout le monde, personne n’est à l’abri. Alors on voit ici et là, fleurir de nouveaux socialistes. Le président Sarkozy en premier. Comme c’est drôle. Perso, cette crise me réjouit car elle fait enfin prendre conscience aux gens que l’important c’est l’humain. Qu’on nous a menti depuis le début. Qu’une minorité de voleurs s’engraissent pendant que le petit peuple se disputent des miettes. On a l’air de vouloir sortir de cette idiocratie qui consistait par exemple, d’incriminer des cheminots qui se battaient pour leurs miettes en les traitant de preneurs d’otages. On est loin de l’engouement pour un beau parleur (Nicolas Sarkozy), qui nous expliquait, sûr de lui, qu’il fallait aider les investisseurs et les grandes fortunes, pour qu’ils n’aient pas envie de quitter ce beau pays du fromage et du pinard. Qu’on allait travailler plus pour gagner plus. Mais que si ça ne marchait pas, le premier responsable, le “grand voleur patron”, lui, partirait quand même avec son parachute doré. Plusieurs millions d’euros de prime … d’échec. Le monde se marche sur la tête. Les Etats Unis ont investi, pour sauver leurs banques, pratiquement autant d’argent qu’il ne faut pour régler une bonne fois pour toute la pauvreté dans le monde. POURQUOI ? A qui tout cela va profiter encore ? On se réveille un peu !!!

Cette crise ne me touche pas. Car je n’ai pas misé ma vie et mon bonheur sur la réussite sociale. Je l’ai misé sur la réussite humaine. La côte des marchés de l’amitié et de l’amour n’a pas baissé chez moi. Mon entreprise ne s’est jamais aussi bien comportée. Il faut dire qu’en ce moment, il vaut mieux avoir les bourses en action que des actions en bourse. Je n’ai rien à perdre dans cette crise, car je n’ai rien !! A mon tour de sourire devant la panique des petits épargnants, sans esprit de vengeance. Juste je souris. A mon tour de regarder ces égoïstes Français, qui ne pensaient qu’au profit. Qui incriminaient les chômeurs, les rmistes, les immigrés, bref, toutes les minorités de ce pays. Aveuglés par l’argent, ils n’ont même pas vu que c’était les grands groupes, les grosses fortunes, qui dirigeaient ce fiasco. Qui ruinaient des familles entières en délocalisant. Qui entretenaient la guéguerre des pauvres entre eux en semant le doute avec une carotte en carton. Jean Gabin à une réplique dans un film qui s’appelle : La traversée de Paris 

Elle reflète tout à fait l’état d’esprit de certains Français pendant la guerre mondiale. On en était pas loin, il y n’y a qu’un an de ça. Je vous invite à regarder ce très grand moment de cinéma Français qui se termine par un sublime : Salaud de pauvre !!

http://www.dailymotion.com/video/kwBm8bsM9ISwXzmP93

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