Le vélo vert.

Cette petite histoire que je vais vous narrer à présent, fait parti d’un exercice de style imposé entre zaza et mrPilou. En effet, nous nous sommes défiés, l’un et l’autre, d’inventer une histoire ou figurerons obligatoirement des mots, pris au hasard. Ainsi, dans cette petite histoire, figurera les mots suivants Péniche, radis, vert, Paris, beauté, 7, Marie Stuart, un pull, vélo, tajine de légumes aux épices et raisins, la Russie, l’automne, Ursula, Gildas et légèreté. J’y ai juste rajouté un petit bonus, qui consiste à faire marcher votre imagination. J’aimerais en effet, que les plus vaillants d’entre vous, écrivent la fin de l’histoire comme ils la ressentent. A votre imagination, prêts, partez !

 

Il était beau ce ciel de Paris, entre chien et loup. L’automne avait tout doucement chipé la place à ce fabuleux été 78. Les arbres des quais de Seine avaient quittés leurs belles robes estivales, pour revêtir leurs plus beaux pulls aux parures d’argent. Ces chaudes couleurs ocres et jaunes se reflétaient sur les péniches environnantes, offrant la sensation d’une grande beauté rassurante. Gildas appréciait ce moment merveilleux. Il avait emprunté un vieux vélo vert et rouillé à Ursula, fraîchement arrivé de Russie, pour parfaire son français, qui partageait pour des raisons pécuniaires, le vieil appartement du 7, rue Marie Stuart. Dans un quartier des Halles. Un immeuble modeste. Où se mêlait souvent le dimanche, les odeurs du tajine de légumes aux épices et raisins des voisins du 5eme, avec celles du gigot aux haricots de celui du 2eme. Le loyer était encore abordable dans ce quartier en pleine rénovation.

Les pneus crissaient sur les cailloux des bords de Seine. Il éprouvât à ce moment, une grande sensation de liberté. Un large sourire aux lèvres et une légèreté hors du commun. Même Roger cageot, le clochard titi de l’église saint-Eustache, qui passait ses journées à pester contre les bourgeois qui ne lui donnaient pas un radis, n’osa lui adresser la parole à son passage. Tant il dégageait une aura de bonheur. Tout lui semblait beau, de la valse des grues et autres pelleteuses du chantier du forum, aux merveilleuses façades de la rue de Rivoli. Gildas était heureux, mais quel mystère pouvait cacher ce bonheur ? A vous de me le dire …

Le vélo vert. dans pilou curieux 06-Pont_des_Arts

 


8 commentaires

  1. missreplick dit :

    kikou mr pilou
    En ce moment la Miss revise car les partiel approchent…rien de tres rejouissant donc mais je reviendrias la semaine prochaine apres qu ils soient passés !!!
    je me laisserais sans doute tenter par la suite de ton recit mais juste une petite question il faut remettre tous ces mots? ou juste la poursuivre?
    bisousss et bon week end la Miss

    Non non, juste poursuivre de la manière dont tu as imaginé le personnage et le pourquoi il est heureux … bisous la miss

  2. Didou dit :

    Gildas venait découvrir qu’Ursula était vraiment douée pour les langues… Ou plutôt la langue. La française, et toutes les langues du monde venaient, il y a quelques heures, d’oeuvrer sur son attribut. Oui, en ce fabuleux automne 1978, l’automne de ses 18 ans, Gildas venait de perdre sa virginité ! Ursula et lui partageraient désormais autre chose que le loyer. Il se demanda à cet instant ce qui avait bien pû motiver la guerre froide, tant la Russie lui paraissait particulièrement chaleureuse !

    En plein dans le mille didou ? ^^

  3. chris spé dit :

    je passe, je sors d’un jeu littéraire ;-p chris

    t’as même pas une petite idée ? lol

  4. Ptite Smily dit :

    Petit défi plutôt intéressant et très réussi ! Félicitations !!
    A l’occasion, quand j’aurai un peu de temps, je me tenterais bien à écrire une suite !
    Bisous !!

    ah le temps … bisous tite smily

    Dernière publication sur Je suis moi, et c'est déjà pas mal : 8 mois...pour un bout de vie passée

  5. fan dit :

    Rassure-moi,le radis refusé à Roger Cageot, il est bien vert, hein ? euh bon…bip bip …je sors>>
    :o p

    Non noir voyons ;-p

  6. tinogre dit :

    tu as deja entendu des pneus crisser sur des cailloux toi ??


    Et oui mon ogre, ça fait un bruit bien spécial, que seul ceux qui ont une âme de poête peuvent y être sensible ^^

  7. Celinou dit :

    Parfois il n’y a pas de mystères… Quelle est la plus simple des raisons pour être heureux, on le sais tous… Qu’est ce qui peux donner l’impression tout à coup que le monde est beau, que les feuilles des arbres chantent sur notre passage, que le ciel et les nuages nous offrent leurs paysages comme la palette d’un peintre au bord de la Seine ? Qu’est ce qui peut donner ce sentiment de plénitude et de sérénité, cette impression de marcher sur un nuage? Cette bulle qui se forme autour de Gildas comme l’enfermant dans un grand et magnifique rêve : c’est la certitude d’avoir fait le bon choix. Tout lui semble beau, sa tête est dans les nuages mais en fait c’est son coeur qui le rend heureux. Car enfin, après des semaines et des mois d’inquiétudes, de tatonnements, de questionnements, ça y est il s’est enfin décidé… Peut etre grace à Ursula, la jolie Russe qui a souhaité emmenagé chez lui et à qui il n’a pas su dire non. Peut-être simplement car il était temps, temps qu’il reprenne sa vie en main, temps qu’il se poste sur le chemin un peu seul mais pas trop, temps qu’il lui dise enfin que son amour pour elle s’en était allé il y a déjà quelques temps, temps qu’il assume son amour pour Ursula, mais surtout son amour pour lui-même ! Car enfin, aurait-il dû continué à se nier, à nier son existence, à nier qu’il était malheureux, pour peu qu’elle soit heureuse ?

    Très très belle fin. Orchestré par Ursula, qui aurait déclenchée tout le mécanisme. Très intéressant …

  8. Ludmilla dit :

    Il cheminait sans hâte le long du quai, savourant les variations de lumières qui suivaient la courbe du jour, il avait le temps. Gildas enfonça joyeusement les mains dans ses poches se mis à shooter dans les graviers pour en éclabousser les pigeons, juste pour rire, puis il s’assied sur le banc de bois, coucher d’un soleil d’automne se glissant entre la Seine et le pont neuf… Il regarda sa montre pour la première fois : 20h35… Il sourit heureux et sort son téléphone de sa poche : elle va bientôt appeler.


    Excellent jusqu’à la fin, je m’explique, en 1978 les portables n’existaient pas lol !! Mais pour le reste pas mal du tout mais vraiment pas mal du tout ;-) Tu as bien cerné le personnage !! you’re welcome !!

Répondre

MAUX |
Une voix dans ma tête |
News tunisienne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | le routar de sl
| AfricaDelice
| LAURALINE