Archive pour avril, 2009

Where i lie.

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L’infâme..

Je suis là, étendue dans ce champ de marguerite. Le ciel bleu appartient aux hirondelles, elles m’offrent leur plus beau ballet. Quelques cumulus laineux semble avoir été posés délicatement par une main  divine. Le soleil se reflète avec grâce à la surface de la rivière proche. Son eau est transparente, je l’entends couler dans une harmonie parfaite. Quelques poissons à la surface, semblent m’observer d’un air interrogatif. Une légère bise caresse mon corps et me soulève avec douceur. Je suis légère, je me sens libre. Une biche à l’orée du bois me cligne de l’oeil, j’y verrais presque un sourire. Une voix d’enfant – au loin – me demande de revenir. Avant de s’éloigner dans la lumière. Dans le champ, les fourmis se remettent au travail, un lapin blanc grignote avec quiétude près de son terrier. L’ombre des arbres ondulent comme des bulles au gré des feuilles. Je peux toucher leurs branches. La bise m’emporte au delà des cimes. Elle devient froide et sèche. Les hirondelles semblent paniquées. Des nuages noirs et lourds avaient maintenant pris place dans ce ciel hostile, une angoisse m’empare. Je monte trop haut, je suis comme attirée. L’orage explose, couvrant la voix d’enfant qui hurle de revenir. Je ne l’entend plus, mon corps semble lourd, il me fait atrocement souffrir. Des sons horribles et stridents parviennent à mes oreilles. Soudain, une douleur intense électrise mon corps, des spasmes violents me transforment en poupée de chiffon. Je retombe à terre, je suis paralysée.

Une voix d’homme me parvient plus clairement. _ Madame ? Madame !! _ Ne vous inquiétez pas, vous avez fait un court arrêt cardiaque, mais vous êtes hors de danger. Madame ?! quelle est votre nom ? Mes Paupières sont soudées, mes poignets me font mal. Mon corps entier à mal. Pitié, pitié, ramenez moi dans mon champ de marguerite. J’ai soif, ma gorge est sèche et à un goût de fer. Une larme tombe dans les bulles de sang. D’une voix maladroite et tremblante je prononce : _ je suis l’infâme.

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Poisson d’avril.

 

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L’infâme.

Les jours s’enchaînaient dans une sombre répétition de vide intersidéral. Elle était éteinte, aussi vide que la boite crânienne de ce people qu’elle observait, le regard sombre, devant cette télévision allumée et muette. Les jambes nues, croisées sur le sofa. Vêtu d’un simple T-shirt, à l’effigie de Bowie, qu’elle avait conservée d’un ex petit ami. Un des rares qu’elle avait respectée – lui – elle ne l’avait presque pas trompée. Une larme c’était frayée un chemin jusqu’à ses lèvres, elle aimait le gout salé de cette perle de pluie venu d’aucuns pays. Elle avait peu voyagé, pourtant, elle en avait souvent eu le projet. Cette sensation d’être inutile l’envahissait fréquemment en se traduisant de manière violente, à l’image d’une centaine de lames lui lacérant la totalité du corps. Elle croisât son reflet sur ce grand miroir. Acheté dans une brocante, un dimanche d’Avril ensoleillé, posé instinctivement mais avec négligence dans un coin du salon. Ces grands yeux noirs, semblait sortir d’un manga, de Chobits plus exactement. Ces longs cheveux blonds et longs, tombant sur un corps amaigri – empli de grâce – qui se reflétaient dans ce miroir, lui rappelait souvent son héroïne, Chii, robot à l’apparence humaine, emprunt de réelles émotions humaines et capables de libre arbitre. L’amour et la naïveté à l’état pure.

Une légende urbaine. Voilà ce qu’elle aurait aimée être. On la trouvait mystérieuse – les gens se trompaient à son sujet – elle le savait. Ce n’était qu’une fille à l’état sauvage. Incapable de matérialiser en mots ses sensations. Ce miroir lui plaisait. Elle s’y était, à maintes reprises, observée en faisant l’amour à ses amants de passage. Cela lui donnait la sensation qu’elle n’était pas celle qui offrait ce corps aux forces du mâle, mais qu’elle en était juste spectatrice. C’était le seul moyen trouvé pour obtenir un minimum de plaisir dans ses offrandes charnelles régulières. Elle refusait rarement une avance, ce faisait même parfois payer, comme pour se salir, ou se punir d’être née. Chaque soir, elle prenait plaisir à choisir le plus écervelé de l’assemblée. Le plus vulgaire. Les hommes trop intelligent ne l’attirait pas, sauf si elle y décelait une perversité dissimulée capable de l’humilier encore un peu plus. Elle se sentait damnée jusqu’au plus profond de son être. Brûlant toute ses cartouches pour en finir au plus vite. De toute manière, qui la regretterais, c’était un monstre. Une petite fille de mauvaise vie. Un personnage sorti du livre d’Enoch, un ange déchu.

L’infâme, voilà qui elle était. Incapable de compassion, elle fuyait la médiocrité. Trouvait tous les hommes lâche et pleutre, à gerber. Quand aux femmes, elle connaissait trop leur nature pour espérer du réconfort de leurs parts. Si elle pouvait exterminer la race humaine de cette planète, elle commencerait par celle-ci, les femmes. Elle s’amusait souvent à les séduire – c’était si facile – encore plus que les hommes. Le miroir reflétait leurs corps nues – offertes à ses sévices – cette vision lui procurait une sensation étrange. Elle aimait les humilier, et plus elle était vicieuse, plus ses partenaires tombaient amoureuses. Son bonheur en était décuplé au moment de la séparation, elle adorait les voir supplier de ne pas les abandonner. Elle ne revoyait jamais ses conquêtes, une sorte de code interne. Elle ne voyait d’ailleurs plus personne.

Assise sur le sofa, les jambes nues, croisées. Elle senti la première goutte de sang maculé sa peau. La vaisselle était faite, l’appartement nettoyé. Elle n’aurait pas voulu en finir dans la crasse. Elle l’avait assez côtoyée tout au long de sa pénible existence. deux gouttes, puis trois. Pour la première fois de sa vie, elle ne trouvât pas ce sang impure. Une larme se mêla au sang, qui inondait déjà le sofa. Ses poignets la faisait souffrir. Elle levât la tête – et vît – dans ce miroir, toute l’humanité lui sourire, enfin. Le vertige pris le dessus, sa tête tournât, lui semblât lourde. Elle courbât l’échine et dans un ultime souffle, s’endormît pour toujours, elle souriait.

 

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Des armes.

 

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