Archives pour la catégorie pilou et ses amis

Vivement que les cigales reviennent.

 

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Dans mon quartier y’a le buraliste, un mec froid avec son langage direct. ça change souvent de personnel, doit pas être commode le bougre, lui ou sa femme qui gère le bar. Malgré tout, et ça fait neuf ans que je suis installé ici, sa nouvelle employé connaît exactement la marque de cigarette que je prend (oui je sais, fumer c’est pas bien et je vais mourir dans d’atroces souffrances). Je ne sais pas si elle est « briffée » à l’embauche, mais j’avoue que ce geste me touche. J’ai moins l’impression d’être pris pour une vache à lait, il m’arrive même parfois de m’accouder a son zinc et d’y boire une ou six bières selon le temps (oui je sais, boire c’est pas bien et je vais mourir dans d’atroces souffrances). Il pense que je suis intermittent du spectacle, alors il m’appelle comme ça : tiens v’la l’intermittent. Toujours très fort, pour que tout le bar en profite. Il faudra que je lui dise un jour que je ne suis pas intermitteux du spectacle. Bah, je crois qu’il s’en fout en fait. Il doit aimer mon coté rebelle et mon sens de la réparti car il se prend sa pause à chaque fois que je viens ou presque. Il discute de tout et de rien, il aime brocarder les gens, et il sait que je suis un bon collègue. C’est agréable mon quartier.

Dans mon quartier y’a le monoprix. Le magasin le plus cher du monde. Ils ont bien assimilés le concept de leur enseigne. Un seul prix, mais toujours le plus onéreux. Avec son lot de caissières habituel, toutes aussi souriantes les unes que les autres. Faut dire que bosser en écoutant radio monop’ toute la journée ça doit pas aider. Ajoutons à cela les deux ou trois braquages à main armé annuels, ça calme. Ceci-dit, je m’y plait dans mon p’tit monop’, les vigiles me disent bonjour, certaines caissières me sourient et même parfois essaient de me charmer. C’est tout de même plus agréable que les hypermarchés entièrement déshumanisés qu’on nous propose. Et puis leur pain est tellement bon (oui je sais, manger c’est pas bien et je vais mourir dans d’atroces souffrances). Alors on dira que je paie cher, mais que j’ai la qualité d’un certain savoir vivre. C’est agréable mon quartier.

 

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Dans mon quartier y’a le kiosque à fruits de mer. Attention, là c’est du lourd. Amis touristes, si un jour vous venez visiter Nice, c’est ici qu’il faut venir. Il y a dans ce petit kiosque, les deux irréductibles Niçois les plus rigolos que la cité des aiglons aient connu (bon à part peut être son nouveau maire, mais ce n’est pas le même registre d’humour). Vêtu de leurs tabliers d’écailleurs, ils enchaînent taillage de costards sur taillage de costards. Et parfois, les soirs de matchs au stade du Ray, ils se parent de rouge et noir pour rejoindre le kop niçois qui se nomme bsn85. Ils en sont les instigateurs, les figures. Ce sont les stars du stade (oui je sais, un kop c’est pas bien et je vais mourir dans d’atroces souffrances). Ces types là, sont en parti responsable de mon attachement à cette ville. Je les ais connu le jour de mon arrivée ici, et depuis on est toujours resté amis. Sauf peut être un certain matin ou l’un des deux irréductibles à voulu me tirer du lit alors que je ne dormais que depuis deux heures, passons. J’aime passer un moment avec eux sur ce trottoir, à parler de tout et de rien, à s’envoyer des vannes d’adolescents que nous resterons toujours. C’est agréable mon quartier.

Dans mon quartier y’a les arènes gallo romaines. Avec son monastère fleuri de rose et son oliveraie. Immense parc couvert d’olivier adjacent a des ruines de thermes romains. C’est mon petit refuge de verdure, il m’arrive souvent d’y flâner, au chant des cigales, avec mon bouquin et un petit buzz de ma verdure (oui je sais, fumer c’est pas bien et je vais mourir dans d’atroces souffrances). Il m’est arrivé, parfois, d’y entendre les moines chanté leurs cantiques. C’est un peu hors du temps, peut être est ce pour cela que les peintres Matisse et Raoul Dufy ont voulu s’y faire enterrer. J’aime me recueillir sur leurs tombes. Avec ma muse, jadis aussi. L’endroit est calme, une colline dominant la méditerranée. C’est agréable mon quartier. C’est toujours un peu l’été …

 

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Adam + Eve.

 A l’occasion de la sortie de son dvd, je ne peux m’empêcher de vous faire partager le travail de mon ami réalisateur Stéphane Lionardo. Quoi de mieux qu’un bon vieux teaser pour vous donner envie de l’acheter. Bravo mon pote, tu sais comme on t’aime au pays, vivement la prochaine chouille ensemble. La clef de notre amitié on ne l’avalera jamais nous. Mais bon, la prochaine fois tache de donner un nom comme mr Pilou à ton personnage, parce que Chris hein …. (private joke)
http://www.dailymotion.com/video/k1rA5bjJeWi6HlVhgh

 

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bah quoi ?

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Opération Choupilou.

photo212.jpg  Dix neuf heure, point de chute René Socca, bien entendu je me rend au lou pilha leva, monsieur Pilou n’écoute jamais et fini toujours par se retrouver à l’autre bout de la ville. Par chance, les deux établissements ne sont qu’a quelques mètres l’un de l’autre. L’opération Choupilou à pour unique but de se retrouver autour d’un apéro et d’une assiette de socca. Petite tradition Niçoise, et nous, au choupiland, on respecte les traditions surtout quand elles sont basées sur l’apéritif.

Bon j’en vois déjà qui sourcille en se demandant ce qu’est la socca. La socca est une spécialité Niçoise au même titre que le Pan bagnat ou les farcis (énumérer toute les spécialités culinaires Niçoises serait trop long et fera parti d’un de mes prochains posts, pour les gourmands gourmets). La socca disais-je donc, est faite a la base de farine de pois chiche, ça se déguste chaud (sortie du four), accompagnée souvent de poivre et sans l’aide de couvert. C’est très … gras !! (sourire pour Choup).

Dix neuf heure trente, je suis installé sur mon tabouret en bois (d’olivier bien sûr), une belle brochette d’amis m’accompagne. Monsieur l’art souille m’offre un cadeau, j’apprécie et suis surpris. Il a le don de cultiver l’amitié ce jeune homme. Un bon pavé dans la gueule – Ken Follett – les piliers de la Terre, l’histoire se déroule dans l’Angleterre du XII siècle. Un petit Martini englouti, Choup commande déjà les pintes, signe qu’elle n’est pas là pour faire de la figuration. Bien entendu, je la suis, je ne vais quand même pas me dégonfler.

Vingt heure, Mademoiselle Mag et son rockeur de fiancé Ordéric nous quitte, concert de « the do » oblige, je peste de n’avoir pas acheté une place pour ce show. Bien que je les ais déjà vu en Juillet aux Eurockéennes de Belfort. Monsieur Ordéric me lâchant au passage que sa programmatrice devrait prochainement quitter son poste et qu’il pensait sérieusement à moi pour la remplacer. Bon, sur le coup je lui ai bien fait comprendre que cela m’intéressait fortement, faut bien se vendre de temps à autre et je vous avoue que cette fonction m’intéresse vivement. A suivre …

Vingt et une heure, replis stratégique dans un pub live du vieux Nice. Une vieille connaissance y est installé avec sa gratte et son micro. Il reprend de vieux standards de rock et je trouve qu’il a beaucoup de talent. Il prend mon numéro se disant intéressé par mon projet artistique du moment. Décidément quel douce soirée.

Vingt deux heure, nous décidons que nous avons encore soif. Nous ne sommes plus que trois, les warriors d’art souille, Choup et moi même. Direction le bar de la dégust’, place du palais de justice, juste en face de la fenêtre ou Spaggiari c’est évadé. La place est méconnaissable, d’ordinaire envahie par les touristes, elle est ce soir prise d’assaut par une horde policière. Je m’en étonne quand mes deux alcooliques acolytes m’apprennent que demain (aujourd’hui), c’est le sommet franco Russe et que Sarkozy et son homologue slave seront à Nice. Art souille s’empresse de rajouter qu’il ne se sent pas en sécurité avec autant de flics au mètre carrée, j’opine et commande trois demi pour oublier.

Minuit trente, quelques chopines plus tard, nous considérons cette opération choupilou réussi. Nous regagnons nos demeures l’âme en paix, le pas titubants, et avec une profonde certitude que l’amitié est l’avenir de l’Homme. Et de ce petit bout de femme qui se nomme Choup. Aujourd’hui, je souris encore de ce délicieux moment partagé. Mes ami(e)s je vous aime considérablement.


Antisocial retrouve ton sang froid.

Le temps est maussade aujourd’hui sur Nice. La neige a fait son apparition sur les cîmes environnantes. Le froid se fait plus présent, pour nous rappeler, à nous aussi, que l’hivers est là. Bien sûr les nuages ne resterons pas, ça se passe comme ça ici. Il m’est arrivé de passer le jour de Noël à bronzer sur mon balcon de l’époque. C’est le charme de la côte d’Azur. Bientôt Noël, cette pensée me laisse un gout amer au réveil, que le temps passe vite. Ces changements de saison me semble de plus en plus rapide. Hier encore, je râlais qu’il faisait trop chaud, ce matin je me lève et c’est l’hivers, un de plus.

La douce odeur des Clémentines et du sapin. La mélancolie des pensées, on repense souvent aux proches défunts  à cette période. Ne plus oublier de dire a sa compagne combien on l’aime et combien elle compte dans sa vie. A ses enfants qu’ils comptent plus que tout, pour ceux qui en ont. Bref, l’approche de Noël s’accompagne souvent d’une humeur maussade. Que neni, dirait mon mon pote art-souille, nous sortant son plus bel accent Franc-Comtois. Cette année, j’ai décidé, sauf imprévu, que ces fêtes de fin d’année serait sous le signe du renouveau. Terminé la mélancolie du temps passé, stop aux idées sombres. Cette prochaine année sera sur le thème du renouveau. Du renouveau artistique, avant tout. 

La crise aidant, la sensibilité artistique reviens chez nos compatriotes. Fi de la star académy et autres débilitées profondes, opium d’un peuple qui ne pensait que profit. Mon ami Bastien l’a ressenti autant que moi. Il est atteint par la même fièvre de création que mr Pilou. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils se réunissent enfin dans une orgie créatrice. Ce sera chose effective en Janvier. Comme une urgence, a suivre …

 

Antisocial retrouve ton sang froid. dans pilou musicien d703b817a4d57bec5b00fb0aa2a5a586

Welcome to my world.

Voici le titre que Mr Pilou écoute en boucle depuis maintenant quatre mois sans se lasser. Ils s’appellent Yules, ils viennent de Franche Comté, si si je vous assure, le pays de mon ami l’art-souille. Et ce soir je dédie cette chanson à la petite Eve, venue au monde le Mardi 28 Octobre à 16h46, la fille de mon pote Cyril et de sa très courageuse petite femme. Mon ogre, t’es papa ma couille !!! Met le son à bloc et fais lui écouter cette magnifique et douce chanson :

http://www.dailymotion.com/video/k4I6ZBO5TkPuZmzLEn

Hips.

J‘ai trop bu hier soir, j’ai mal à la tête. J’avais rendez vous à 21 heures, je suis arrivé à 22 heures 30. Jusqu’ici tout va bien, je suis moi même. L’endroit s’appelle le King’s Pub. Le patron n’a vraiment rien d’un Richard cœur de lion. Le demi est à quatre euro. Passons. Commence la valse des salutations, fichtre, je connais la moitié des clients et des clientes. Je commande mon demi et le gommé de Mag. Je porte mon demi à la bouche, c’est à ce moment précis qu’une ravissante petite idiote en profite pour me télescoper. Ma chemise est maculée, elle ne s’excuse même pas, tant pis. Je m’empresse de boire les trois euros restant dans mon verre et en recommande un autre aussitôt.

Le groupe commence à jouer. Mon ancien groupe, ça fait plaisir de les voir ainsi s’éclater. On a tellement vécu de choses ensemble. Bonnes ou moins bonnes, jusqu’à ce maudit 20 février où Larry, notre ami – notre chanteur, a mis fin à ses jours sur la promenade des anglais. Grisé par la vitesse et la bière. Celle là même que je m’empresse de boire, l’air inquiet, ne quittant pas ma ravissante idiote des yeux. Il est mort, le vin fait vriller, quel poète ce Larry. Je finis ma bière, je ressors quatre euro, tout s’enchaîne. Je sens que je suis parti pour la tournée des grands ducs. Une bande s’est formée autour de moi, mon gang me suit, j’adore.

Une heure du mat’, direction le Pompeï, on passe aux pintes, vitesse supérieur. J’en profite pour me réconcilier avec le guitariste des fées. Trois ans de brouille tout de même. Il s’excuse à demi mots et me paie une pinte. On s’était pas reparlé depuis notre dernier concert ensemble, c’était au Zénith de Paris. Et oui Mr Pilou a joué au zénith de Paname devant 5000 personnes, ça en jette hein (sourire).

Trois heure du mat’, direction le Subway. Petite discothèque gothique du vieux Nice. Le gang a explosé, nous ne sommes plus que deux. Antoine et moi. Le frère d’Antoine est barman. On passe une vitesse de plus, le shout. La boite est déserte mais on rigole bien, on est saoul. On décide d’aller se finir au Blue Whales.

Quatre heure du mat’, direction le Blue Whales. Le patron est un vieux pote. Le tout Nice vient se terminer chez lui. Il a l’autorisation de cinq heures. Une grosse femme édentée me fait la conversation. C’est surréaliste, presque Lynchesque. Cinq heure du mat’, le patron me fait signe de la tête et me demande si je reste un peu. J’opine. Il vire les derniers récalcitrants, ferme le pub, et sort les cendars. Cool, les bières coulent encore à flot mais mon navire chaloupe.

Six heure du mat’, repli stratégique. L’orchestre joue encore dans ma tête mais le Titanic sombre. Mon lit, mon lit, mon lit. Je souris et m’endors comme un bébé. Je suis heureux comme dans un litre. J’ai trop bu hier soir, j’ai mal à la tête.

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Comerguer à la merguette.

Et voilà, c’est arrivé. On le sentait venir depuis quelques temps. Je ne vous parle pas de son odeur de faux rouquin les matins de disette. Ou de ses flatulences douteuses, mesquinement glissées la nuit sous sa couette, à la sauvette. Non !! Je ne vous parle pas de ça. Comme Je ne vous parlerai pas de ce quart de siècle d’une amitié partagée sans retenue. Parfois avec excès, qui a dit souvent ! Un chemin de vie tous les deux. Qui a débuté au collège, en classe de 4ème. J’avais redoublé mon année. J’étais installé au fond de la classe et c’est lui qui a fait le premier pas. C’est lui qui est venu me chercher. On était loin, à l’époque, de s’imaginer qu’on passerait notre vie l’un a coté de l’autre.

On a commencé par jouer de la musique ensemble dans sa chambre. Notre premier single étant une reprise de Bécassine version Punk. Braves parents. J’ai ensuite quitté ma Picardie natale pour la région parisienne, il s’est installé Rue de L’Ourcq. On a joué les Rock Stars du coté de St Michel, Pigalle ou Bercy. Les douces années Glams. Le studio Liberty Rock. Un joyeux ramassis de gai-Luron qui se nommaientt Wampas, Treponem pal ou Money Lisa. On est parti en Bretagne, flirter avec la méningite. Une crêpe et une bolée de cidre plus tard on se retrouvait à Turin. Les folles années du Rock’n'roll, du sexe et de la drogue. On a traversé
la France, de long en large.
La Suisse, l’Italie ou
la Hollande. Sept années à faire la “saison” sur l’ile de beauté. On y a trouvé l’amour, qui ne rime pas avec toujours. Vingt cinq ans plus tard, nous voici fixés sur la côte d’azur. On s’y sent bien. On ne joue plus ensemble. Pour le moment …

Aujourd’hui, j’aimerais rendre hommage à l’amitié. A celui qui bouffe la vie à pleine dents (qu’il a nombreuses), au plus fidèle des hommes. Aujourd’hui, mon vieil ami est désormais quadra. Et ça lui va plutôt bien.

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Les papilles ont deux lumières.

cuisinier.jpg    Mercredi Soir j’ai invité ma Choup et son Lulu à dîner. j’ai enfilé mon tablier de cuisine tout taché, orné d’une inscription « merde un an de plus ». Vous savez ce genre de cadeau bien franchouillard. On m’a offert cette année, un T.shirt marqué d’une grande pensée philosophique :  » Un match, une bière et une bonne pipe ». Incroyable. Effectivement j’aime le foot, je bois de la bière et ne suis pas contre les pratiques buccales, un mec quoi. Mais honnêtement, je ne pensais pas dégager cette image. Bon depuis, cette personne que je connaissais depuis peu s’est rattrapé en m’offrant une bonne … bière. D’ailleurs si cette personne passe par ici, j’en profite pour lui dire qu’elle me manque. Mais revenons à nos moutons à poils laineux.

J‘ai voulu innover un peu, cuisiner des mets simples, mais différemment. Tout en préparant un repas, ma foi, très bonne franquette. C’était pas Dimanche, faut pas pousser (sourire). Alors, en entrée, j’ai coupé des petits carrées de concombre que j’ai mélangé a du brousse (sorte de faisselle). J’y ai ajouté de la ciboulette, du basilic et de la menthe fraîche. En le goûtant, j’ai compris que ce n’est plus un plat de saison. Trop frais. Choup n’aimant pas les concombres, elle a eu le droit a des champignons de Paris citronnés. Bon, elle n’aime pas le citron, passons …

Pour la suite, j’ai pris des escalopes de poulet, je les ais trempé dans une mixture composée d’oeuf et de crème fraîche et je les ais panées … à la purée mousseline. Mélange intéressant. Accompagné de petits fagots d’haricots vert et blanc enroulés dans une tranche de poitrine fumée. Surtout faire frire les escalopes a feu moyen, pas trop fort, sinon la purée brûle. Original.
Bon on passera sur le fondant au chocolat pas assez cuit, qui ressemblait plus a une mousse chaude. Mais qui néanmoins eu son petit succès, grâce a l’apport de la crème anglaise. Je vous passe aussi les tire-bouchonnâtes d’amphores issu de vignes bourguignonnes, qui nous ont permis de refaire le monde en 80 litres. Enfin tout ça pour vous dire, que rien ne vaut un bon dîner entres amis …

 

Joyeux moisiversaire.

bonheur.jpg   Voilà deux mois que j’ai ouvert ce blog, jour pour jour. C’est peu. En même temps ça me parait si loin. Je l’avais ouvert suite à un coup de blues. Le bilan après ces deux mois passés est incroyable. Le recul accordé par le temps nous ouvre réellement les yeux sur la manière dont un homme peut donner de l’importance à l’insignifiant. La manière dont on peut se tordre le cerveau. Se persuadant qu’on est malheureux, raté, moche … vieux.

L’insignifiant. Croire que notre bonheur, et bien être, passent par l’amour des autres, ou d’une autre, ou d’un autre. Foutaises, supercherie, balivernes. Le secret du bonheur est d’être en paix avec soi-même. Lao-Tseu disait : ” le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur”. Aucun élément extérieur ne peut agir sur votre propre bonheur. Tant que vous n’aurez pas trouvé celui-ci en vous, vous éprouverez les pires difficultés à évoluer sereinement dans cette société. L’amour doit être un plus, une jolie cerise sur un gros gâteau. Jamais il ne sera LA solution à votre bonheur. C’est trop fragile, trop éphémère. Cela vous fragilisera encore plus lorsque cet idyllique liaison chancellera sous le poids de la masse d’emmerdes que cette société nous fout dans les pattes.

Aujourd’hui, j’ai nettoyé mon jardinet des prémices de l’automne, tombées de mes nombreux arbres de mon jardin urbain. j’ai deux sapins d’une dizaine de mètres de haut, deux lauriers, deux petits palmiers et une haie. Le ciel était menaçant, mais la température reste très douce en cette saison sur la côte d’azur. Mes deux chats venaient renifler, curieusement, heureux que je remue autant d’olfactives matières sous leurs truffes. Mon portable sonne, c’est Mag, elle s’invite au déjeuner demain. Je raccroche. La sonnerie retentit de nouveau. C’est l’art-souille. Il s’invite au déjeuner demain midi.

Je me pose deux minutes, attablé, dans mon jardin. Il fait beau, le ciel a retrouvé son bleu azur habituel. Il y a deux mois, j’aurais été agacé de voir du monde, quand bien même, ce fût mes meilleurs amis. Comme c’est le cas aujourd’hui. Je suis dans mon jardin, mes amis pensent à moi, le soleil brille, les feuilles mortes sont ramassées sans pelle, mes chats gambadent et s’amusent … Et je suis heureux.

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