Archives pour la catégorie Pilou contine

Instant de vie.

          - Chérie, avez vous bien pensez à vous déshydrater ?

_ HOHOHO hip’s, ne vous inquiétez pas pour moi mon prince, blurp !

          – Dans ce cas, CHAMPAGNE darling.

_ Vous n’auriez pas plutôt une bière mon cher époux ?

          – Diantre oui, où avais je la tête.

_ Au delà des étoiles mon époux ?

          – Je ne connais qu’une étoile. Elle brille de milles feux – face à moi – à cet instant précis.

_  HIP’S

          – Blurp.

 

New-York, w 84 St, Manhattan. 23oo Pm.

Instant de vie. dans piafou manhattan-bridge

Léonard le chêne.

 

Dans son cabanon, c’est tous les jours l’été. Dans son cabanon, les lucioles la guide, virevoltantes comme des fées, vers le chemin à prendre. Dans son cabanon, on se réchauffe au bois, sur un transat, avec une couverture. Les fruits abondent des arbres, si gigantesques, à ses grands yeux d’enfants. L’atelier du pépé d’en bas est une mine de trésor, trois clous et un marteau suffisent à émerveiller cette mini Robinson des mers du sud. Les rires de ses parents résonnent encore dans sa mémoire. Elle connait tous ses recoins par coeur, ce coeur, qui se serre cette nuit là, submergé de souvenirs. Cherchant à suivre les traces de ses ancêtres, de rires et de pleurs, le bonheur mélancolique. chaque pied de romarin lui rappellent un moment, un instant d’enfance. Et même si les fleurs n’y sont plus, elle y devine encore leurs couleurs. « Les terrasses sont là  » me dit-elle, suppliant que ça ne soit pas un tracto pelle. Je lui répond que oui !! puisque je les vois aussi. Elle tremble mais je sais qu’elle n’a pas froid. Que c’est difficile d’admettre, qu’on ne sera plus jamais cette enfant. Dans son cabanon, La beauté de son âme m’est apparue.

Léonard le chêne. dans Pilou contine cabanon(2)

Les jolis soirs de mai.

 

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Me retrouver perdu à son cou, Défier les lois de la pesante heure.

Sésames enlacées dans le flou, dénouer les corps par erreur.

 

Parler aux étoiles qui s’éteignent, leur dire que c’est pas vrai.

Penser aux amants qui s’étreignent, les jolis soirs de Mai.

 

Pendu à son coup de Jarnac, touché d’une belle en plein coeur.

Les yeux au fiel la tête en vrac, à vomir le mal de la fleur.

 

Ecrire les quatre vers en l’air, et trinquer à l’amour.

Se dire qu’on pourrait faire, de plus vilains détours.

 

Parler aux étoiles qui s’allument, et ne manquent pas de toupet.

De briller si fort dans la brume, les jolis soirs de Mai.

 

Les jolis soirs de mai. dans Pilou contine 6_mai_theboum

Safari urbain.

 

 

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Je voudrais être un chat ce sublime félin.

 

Etre un loup et faire des festins.

 

Je voudrais être un lion et me prendre pour le roi.

 

Pourquoi ne suis je qu’un homme sans loi.

 

 

 

Je voudrais être un ours à l’allure bestial.

 

Une chauve souris qu’on invite au bal.

 

Je voudrais être lynx et voir plus loin.

 

Pourquoi ne suis je qu’un homme sans rien.

 

 

 

Je voudrais être un crocodile à la peau si dure.

 

Une colombe à l’image si pure.

 

Je voudrais être oiseau tout la haut.

 

Pourquoi ne suis je qu’un homme de trop.

 

 

 

Je voudrais être un éléphant pour me souvenir.

 

Un cheval pour basculer.

 

Je voudrais être un chien mais je suis pire.

 

Pourquoi ne suis je qu’un homme sensé.

 

 

Safari urbain. dans piafou tout_a_l_ego

Hector Morin.

_ “A quoi pensez vous ?” La voix nasillarde de madame Sevran, ma secrétaire, cette vieille fille dont l’âge paraissait figé dans le temps m’avait surpris. Elle dut s’en apercevoir et ajouta subitement : “Désolé de vous déranger, professeur Morin, mais l’heure tourne et nous devons être à l’aéroport avant dix heures.” Elle n’avait pas tort, l’avion pour Turin décollait à onze heure quinze et nous ne pouvions nous permettre d’être en retard. Elle n’avait jamais tort, madame Sevran – étrange femme – je ne connaissais pratiquement rien de sa vie, de son passé. Elle était à mon service depuis Mille neuf cent quatre-vingt six et je ne connaissais rien d’elle… A part une histoire d’une nuit, que nous avions eue sous l’effet de l’alcool au début de notre collaboration et qui nous avait brouillés durant une année complète. Elle était restée fidèle tout au long de ma carrière de chirurgien et cette après-midi d’automne, elle serait de nouveau présente à mes côtés, pour ma dernière opération … ma dernière greffe.

Mon confrère Italien, Luigi Mascarpone, m’avait lui aussi tiré de mes songes ce matin : “Pronto Morrinne, nous avons un donneur, un jeune homme accidenté de la route, tou doit vénirrr dé souite.” En temps ordinaire, j’aurais hurlé de joie et Luigi aurait, comme à son habitude, émis ce petit son – proche d’une pie qui jacasse – qui constituait son rire. Il faut dire que ce grand gaillard d’un mètre quatre-vingt douze n’était jamais le premier couché lors de nos conférences de cardiologie, aux quatre coins du monde son rire volatile résonnait encore. Mais cette fois-ci, je restais muet et me contentais d’un : “ok Luigi, j’arrive par le premier vol.” Il ne parut pas étonné de cette glaciale réponse et, avec tact, avait raccroché rapidement le combiné. Cet homme était la caractéristique même de l’homme parfait, un zeste de Mastroianni, un soupçon de Benigni et tout le soleil de l’Italie rayonnait dans ses yeux. Il avait compris.

_ “Votre passeport, Monsieur Morin, s’il vous plaît.” Allons bon, je sursaute pour la troisième fois de la journée, je dois réagir. Une lourde opération m’attend. Dix à douze heure de bloc, si tout ce passe bien, ne sont pas une mince affaire. Nous n’avons le droit à aucune erreur, le moindre écart de concentration peut coûter la vie de la personne ayant mis la sienne entre nos mains. Ces errements me font peur, à quelques heures de l’intervention, je n’ai jamais été coutumier de cela. Même le majestueux magazine Time en avait fait ses gros titres en couverture voilà de ça … euh … trente cinq ans déjà. Voilà ce qui me perturbait. Demain, à la même heure, je ne serais plus le professeur Morin, célèbre chirurgien respecté dans le monde entier, mais Monsieur Morin, soixante deux ans, retraité… Divorcé et veuf.

   – Divorcé de Madame Angèle Morin, née Castier. Fille d’un couple d’épiciers du nord de la France, qui avait pu charmer mon jeune coeur d’étudiant en médecine. Me chantant de douces chansons qu’elle écrivait elle même, à l’aide d’une guitare. Elle en fit son métier d’ailleurs, créatrice de mélodies colorées pour chanteurs transparents. Nous vécûmes dans l’opulence et l’insouciance une dizaine d’année puis un artiste, moins transparent que les autres, lui parut subitement plus coloré que moi. Ses notes pastel ne m’étant plus destinées, je ne pouvais lutter et passai le relais – à la manière d’un athlète – rapidement.

   – Veuf de Madame Cécile Morin, née Lacoste. Fille d’une riche famille de marchands, qui lui avaient légué la totalité de leur fortune ainsi qu’un esprit cupide à faire pâlir les traders de Wall Street. Ce qui me valut, le jour où celle-ci confondît les vitesses de son véhicule, plongeant dans la corniche surplombant Monaco, de résider dans ce magnifique hôtel particulier du boulevard Haussmann. Elle, qui idolâtrait la famille princière, a finalement suivi le même chemin que sa princesse bien-aimée. Je ne la regrette pas, je ne l’avais jamais aimée et elle le savait. Notre mariage avait été arrangé, elle voulait se détacher de sa pesante emprise familiale et je n’étais pas indifférent à sa fortune. Elle me permit de me hisser plus rapidement parmi les plus illustres notables de Paris. Pourquoi faire au final…

_ “Professeur Morin, attachez votre ceinture s’il vous plaît.” Mais qu’est ce qui m’arrive ? Le clic de ma ceinture me fait sursauter et j’aperçois Madame Sevran tout sourire, s’assurant par de brusques tensions que cette maudite ceinture fut bien attachée. “Vous devriez vous reposer un peu professeur, vous avez l’air fatigué” , me dit-elle de sa voix rassurante. Fatigué !! C’était exactement l’état dans lequel je me situais mais n’arrivais pas à m’y voir. Oui, Solange, vous avez raison, je suis fatigué. Las de cette vie solitaire, demain je commence le court chemin qui me mènera au trépas et je suis seul. Sans avenir à partager avec, pour seuls compagnons, mes souvenirs qui s’effaceront au gré de l’offense du temps. Je ne connais pas ce chemin qui me mène au tunnel, et il me fait peur. Pourquoi vivre encore puisque ma seule raison de vivre fut mon travail et que demain – il divorce – lui aussi.

_ “Hector, réveillez vous, nous sommes arrivés.”  A ces mots, je fût pris d’une grande frayeur apaisée de la satisfaction que ces mots ne furent pas prononcés à Madame Sevran, mais bel et bien le fruit d’un rêve. J’aurais éprouvé beaucoup de gêne à me montrer faible devant cette femme à la pudeur exemplaire. Le taxi qui nous mène à l’hôpital est escorté par les carabiniers, le brouillard est épais et on peine a entrevoir les berges du Pô. C’est l’automne jusqu’au bout de mon être, que c’est triste Turin quand on est sans amour. Je ne vais pas pratiquer cette greffe, je ne m’en sens plus capable. Ma tête heurte la vitre à chaque nid de poule, mes yeux se brouillent, mes paupières sont lourdes, je m’endors.

_ “Hector, écoute attentivement ce que je vais te dire. Je suis revenue travailler avec toi l’année qui a suivi notre escapade, pour être auprès de toi. Je ne pouvais t’offrir autre chose que mon dévouement, aveuglé que tu étais par les strass et les paillettes de l’existence. Mais, aujourd’hui, est venue pour moi l’occasion de t’offrir le plus beau cadeau que tu aies jamais reçu, la plus belle preuve de mon amour : une nouvelle raison de vivre. Seulement voilà, tu devras la mériter. Lors de mon année d’exil loin de toi, j’ai mis au monde un enfant, un garçon issu de nos ébats d’une nuit. Il est né, voilà maintenant vingt-et-un ans. Malheureusement – et la situation pourrait être cocasse si elle n’était pas si grave – il naquît avec une malformation cardiaque grave, nécessitant une transplantation urgente. C’est ton fils que Luigi prépare actuellement en salle d’opération, il est au courant de tout, depuis toujours. Nous attendions ce moment avec hâte. Tu as la possibilité de redonner la vie à ton fils, de l’enfanter de nouveau et de veiller sur lui jusqu’à la fin de tes jours. Voilà ta nouvelle raison de vivre.”

_ “Professeur Morin, le docteur Mascarpone vous attends au bloc, suivez-moi je vous prie.” Mes mains sont moites, des gouttes de sueur perlent mon front, suis-je drogué ? Est-ce cela qui me provoque ces hallucinations auditives ? Le visage de Solange est grave, contrairement à sa voix qui – paradoxalement très douce – me souhaite bonne chance à l’instant ou je pousse la porte du bloc H. Les heures qui suivirent furent les plus étonnantes de ma vie. Mes gestes étaient aussi précis que des préliminaires, le synchronisme parfait de mon acte chirurgical me rappelait aux souvenirs de ces va-et-vient échangés avec Solange dans cette chambre d’hôtel et je ressentis, dans mon dernier geste, des spasmes orgasmiques. Ce métier qui m’a tenu si loin de toi, mon fils, me permet de te redonner la vie à nouveau. Il fallait peut-être cela, je te devais ça. “Vous pouvez suturer, j’ai fini.”

Luigi emboîta mon pas, accompagné de son petit rire de pie qu’il semblait heureux d’avoir retrouvé. Solange attendait patiemment dans le bureau, elle tressaillit à notre entrée, c’était la première fois que je la voyais déstabilisée et je trouvai cette femme d’une immense beauté. Je m’approchai d’elle et aperçus ses larmes qui semblaient me remercier. A cet instant précis, je compris enfin le sens de ma vie.

Je suis Hector Morin, retraité, amoureux d’un ange et papa d’un nouveau né.

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Le sourire décoiffé.

Elle sourit, ses pas claques sur les pavés secs de cet après midi ensoleillé d’été. Sa robe légère, fraîchement remise, et légèrement fripée, lui donne une allure de bohémienne. Un parfum étranger à sa mémoire se mêle à l’odeur sucrée de son corps. Elle est belle, heureuse, aérienne. Même ce vieux monsieur tout gris, qu’elle croise et qui lui marmonne d’anciens quolibets, sous prétexte qu’elle ne se pousse pas assez rapidement, ne pourra lui faire changer son humeur, son bonheur d’être là, dans cette rue, ivre de bonheur. Les oiseaux lui semblent chanter plus fort que l’ahurissant vrombissements de la circulation, pourtant très dense en ces heures de pointe. Elle entend même le frottement des feuilles du marronnier au dessus d’elle. Elle a le sourire décoiffé, celui d’une femme qui vient de se donner corps et âme à celle qu’elle nommera dorénavant, ma femme.

 

Le sourire décoiffé. dans Pilou contine pt22858

L’essence unique.

Il se sentait comme une meringue dans un mystère. enrobé d’un bonheur vanillé fondant sur noisettes. Une existence sucrée s’offrait à Poopy, lui et lui seul avait le choix entre le sirop onctueux d’une vie caramel et l’extraordinaire légèreté d’une existence épicée. Il n’avait de cesse râler à l’encontre ce qu’il se plaisait à nommer les couples chamallow, ces bouts de vies gâchées par d’incompréhensibles instants gelés comme la groseille. Poopy aimait vivre, tout du moins le pensait-il. Un subtil mélange aigre doux mijotait dans sa marmite à neurones. Les ingrédients qui constituaient cette recette semblaient se mettre en place naturellement, sans doseur. Mais Poopy, en bon cuisinier toqué sans étoiles, sentait ce moment venir. Malgré ses tentatives désespérées pour ralentir la cuisson, la potion frémissait dans le chaudron magique. Poopy ne pouvait échapper au choix crucial qui s’offrait à lui, l’ultime dosage, l’instant délicat de sa préparation. De sa main gauche, adroite, il déversât délicatement le miel liquide.Tandis que sa main droite, un peu gauche, déposait le piment. Il flottât un moment à la surface de sa mixture en ébullition, avant de couler au plus profond de ses rêves cuivrés. Il se saisit d’une cuillère en bois, et d’un geste sûr et précis, mélangeât cet élixir de bonheur sucré/salé au goût si particulier. Sa fiole accrochée au passant de sa ceinture, il chaussât ses bottes de milles lieues, et d’un pas assuré se mît à parcourir les chemins. Bien décidé à trouver l’essence unique de sa route.

L'essence unique. dans Pilou contine 8289.zoom.a

Octave le homard.

Octave, le homard à chapeau était secrètement amoureux de Mimine, la crevette en chaussette. Ils s’étaient rencontrés au bal des hippocampes. Les yeux d’Octave s’étaient posés sur cette crevette en chaussette, seule au milieu de ce coquillage. Il sut à ce moment précis, que jamais aucune autre vision, aussi jolie soit-elle, ne pourraient lui apporter autant de bonheur et de désir que cette princesse des océans. Seulement voilà, le homard à chapeau était une espèce particulièrement timide, et Octave ne dérogait pas à cette règle. C’est ainsi que Mimine, aurait put ne jamais connaître l’existence de ce prince des mers. Les chaussettes de travers et les antennes froissées, elle aurait prit le dernier taxi-baleine, l’âme en peine dans sa solitude abyssale. Octave ne put concevoir cela, il se dit qu’après tout, le homard à chapeau doit un jour ou l’autre vaincre cette timidité. Trop souvent opprimés et humiliés, ils doivent se comporter en leader des crustacés. Quelques jours plus tard, il prit sa jolie plume de goéland, remplit son récipient coquillage de sa plus belle encre de poulpe, et dans un élan de courage lui écrit ces quelques mots : Chère Princesse, Aucun Dieu, Aucune puissance de ces fonds marins, ne pourraient m’empêcher de vous aimer. Je traverserais toutes les mers et tous les océans pour vous rejoindre, si vous le désiriez. Mais sachez déjà, que rien ne sera désormais aussi beau dans mes pensées, que l’azur de vos yeux. Octave.

 

Octave le homard. dans Pilou contine

A SUIVRE …

Le monde labyrinthe.

Birdy avait toujours eu tendance à idéaliser les personnes de la gente féminine qui ont traversées sa vie. Cet incroyable pouvoir de transformer en Scarlett O’ arah, une fille souvent banale. Birdy les rêvait tellement extraordinaires, qu’à son contact, aucune n’en sortait diminuée. Il était une sorte de guide, un semeur de petits cailloux dans un monde labyrinthe. Quand une princesse égarée tombait sur Birdy, elle finissait toujours par retrouver le chemin de son royaume. Birdy donnait tout son amour, toute son énergie, sans compter, pour redonner les forces nécessaires à ses altesses adorées. Cela l’amenait – souvent – à éprouver des sentiments très difficiles à affronter. Des abandons cruels aussi parfois, mais qu’il savait inévitable. Birdy aurait pu être comparé à un ange rebelle, n’acceptant pas les codes qui géraient ce monde où il vivait, si il avait cru en un Dieu. Il se sentait libre, mais seul. Il ne comprenait toujours pas le sens de sa vie sur terre, alors il en déduisait que celle-ci n’avait aucun sens. Ne se donnant pour seul but que celui qu’il s’était fixé, dans cette époque qui lui faisait peur : La générosité.

Alors Birdy traversa son existence en offrant son amour, c’était sa seule richesse. Bien sûr, certaines princesses de pacotille en profitèrent bien un peu, alléchées par les saveurs exotiques d’un amour passionnel. D’autres princesses, plus vénales, auraient voulu avoir les deux. L’argent et l’amour. On ne refera pas les femmes – se disait-il – et si elles ne comprennent pas que l’amour n’a pas de prix, elles finiront bien par l’apprendre. L’expérience était sa seule arme, mais que demander de mieux dans ce monde superficiel. Le bonheur de ses princesses égarées était sa récompense. Il n’en attendait rien en retour, c’était son destin, il le savait.

Birdy mourût seul et pauvre, un soir de printemps étoilé. On raconte qu’une fée serait venu le chercher. Tenant dans ses mains une paire d’ailes argentées, qu’elle aurait placées délicatement dans son dos, et que tout deux se seraient envolés au pays des âmes belles et rebelles. Il y brille de milles feux d’argent, dans le ciel. Faisant trébucher les princesses, qui – le nez en l’air – cherchent leurs chemins de vies.

 

Le monde labyrinthe. dans Pilou contine homme-qui-vole.1209736433

Princesse Porcelaine.

Princesse Porcelaine aimait la vie. Celle-ci ne l’avait pas toujours épargné – malgré son jeune age – mais Porcelaine était une jeune femme optimiste. Aucune méchanceté n’émanait de son être, la douceur de son âme se prolongeait jusqu’au bout de ses gestes de poupées.

Porcelaine avait un beau matin, quitté le monde des enfants. Frappant à la porte mystérieuse de sa féminité. Ce monde d’adulte, vaste contrée barbare, apparaissait à ses yeux comme une terre hostile.

Sauvage, c’était son nom. Quand elle croisât son regard d’émeraude dans ses yeux d’azur, elle saisit instantanément que ce capt’ain au coeur sensible et aux gestes doux serait son île.

Princesse Porcelaine s’embarquât sur le radeau de fortune de ce capt’ain échoué. La mer calme était propice aux longs trajets. Il existe certains voyages ou l’on s’engage pour longtemps, elle le savait. Porcelaine avait quitté le monde magique de l’enfance.

Il n’est pas rare, certaines nuits étoilées, que l’on aperçoive ce radeau, au delà de l’horizon. Et qu’une douce mélodie caresse nos oreilles. C’est la chanson de Porcelaine et Sauvage, celle qui raconte l’histoire de deux enfants heureux, perdus dans le monde maudit des adultes.

 

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