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(d’)Ailleurs.

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Parfois droite, souvent sinueuse ou tortueuse. Le paysage s’efface sur mon passage dans une légèreté oisive. A milles lieues de ces routes toutes tracées, mais qui mèneront, indubitablement, au même mystère. A cette même éternelle lueur. Je regarde les autoroutes filées à en perdre haleine. Respirant paisiblement les prairies de l’existence, là où certains s’empoisonnent dans les embouteillages de la vie. Je fais le plein régulièrement, quand d’autres se retrouvent en panne d’avoir sans doute mal jaugé.

 

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Mes vallées sont fleuries aux couleurs d’un Automne ensoleillé, fuyant avec bravoure les plaines grises de la misanthropie. Mon chemin se faufile de virages en lacets, le visage offert au soleil et l’ombre dans le rétroviseur. J’observe s’engouffrer, à grande vitesse, tous ces chauffards de sentiments. Dans ce tunnel lumineux d’un point de non retour. Je m’amuse de l’autoroute de l’enfer, en y préférant la route du paradis. Les roues de ma fortune me mènent sur ce bitume, vers un destin tracé, maladroitement, à main levé.

 Mr Pilou

 

 Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Qui m’aiment me suivent…

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L’infâme..

Je suis là, étendue dans ce champ de marguerite. Le ciel bleu appartient aux hirondelles, elles m’offrent leur plus beau ballet. Quelques cumulus laineux semble avoir été posés délicatement par une main  divine. Le soleil se reflète avec grâce à la surface de la rivière proche. Son eau est transparente, je l’entends couler dans une harmonie parfaite. Quelques poissons à la surface, semblent m’observer d’un air interrogatif. Une légère bise caresse mon corps et me soulève avec douceur. Je suis légère, je me sens libre. Une biche à l’orée du bois me cligne de l’oeil, j’y verrais presque un sourire. Une voix d’enfant – au loin – me demande de revenir. Avant de s’éloigner dans la lumière. Dans le champ, les fourmis se remettent au travail, un lapin blanc grignote avec quiétude près de son terrier. L’ombre des arbres ondulent comme des bulles au gré des feuilles. Je peux toucher leurs branches. La bise m’emporte au delà des cimes. Elle devient froide et sèche. Les hirondelles semblent paniquées. Des nuages noirs et lourds avaient maintenant pris place dans ce ciel hostile, une angoisse m’empare. Je monte trop haut, je suis comme attirée. L’orage explose, couvrant la voix d’enfant qui hurle de revenir. Je ne l’entend plus, mon corps semble lourd, il me fait atrocement souffrir. Des sons horribles et stridents parviennent à mes oreilles. Soudain, une douleur intense électrise mon corps, des spasmes violents me transforment en poupée de chiffon. Je retombe à terre, je suis paralysée.

Une voix d’homme me parvient plus clairement. _ Madame ? Madame !! _ Ne vous inquiétez pas, vous avez fait un court arrêt cardiaque, mais vous êtes hors de danger. Madame ?! quelle est votre nom ? Mes Paupières sont soudées, mes poignets me font mal. Mon corps entier à mal. Pitié, pitié, ramenez moi dans mon champ de marguerite. J’ai soif, ma gorge est sèche et à un goût de fer. Une larme tombe dans les bulles de sang. D’une voix maladroite et tremblante je prononce : _ je suis l’infâme.

L'infâme.. dans pilou face cordon

L’infâme.

Les jours s’enchaînaient dans une sombre répétition de vide intersidéral. Elle était éteinte, aussi vide que la boite crânienne de ce people qu’elle observait, le regard sombre, devant cette télévision allumée et muette. Les jambes nues, croisées sur le sofa. Vêtu d’un simple T-shirt, à l’effigie de Bowie, qu’elle avait conservée d’un ex petit ami. Un des rares qu’elle avait respectée – lui – elle ne l’avait presque pas trompée. Une larme c’était frayée un chemin jusqu’à ses lèvres, elle aimait le gout salé de cette perle de pluie venu d’aucuns pays. Elle avait peu voyagé, pourtant, elle en avait souvent eu le projet. Cette sensation d’être inutile l’envahissait fréquemment en se traduisant de manière violente, à l’image d’une centaine de lames lui lacérant la totalité du corps. Elle croisât son reflet sur ce grand miroir. Acheté dans une brocante, un dimanche d’Avril ensoleillé, posé instinctivement mais avec négligence dans un coin du salon. Ces grands yeux noirs, semblait sortir d’un manga, de Chobits plus exactement. Ces longs cheveux blonds et longs, tombant sur un corps amaigri – empli de grâce – qui se reflétaient dans ce miroir, lui rappelait souvent son héroïne, Chii, robot à l’apparence humaine, emprunt de réelles émotions humaines et capables de libre arbitre. L’amour et la naïveté à l’état pure.

Une légende urbaine. Voilà ce qu’elle aurait aimée être. On la trouvait mystérieuse – les gens se trompaient à son sujet – elle le savait. Ce n’était qu’une fille à l’état sauvage. Incapable de matérialiser en mots ses sensations. Ce miroir lui plaisait. Elle s’y était, à maintes reprises, observée en faisant l’amour à ses amants de passage. Cela lui donnait la sensation qu’elle n’était pas celle qui offrait ce corps aux forces du mâle, mais qu’elle en était juste spectatrice. C’était le seul moyen trouvé pour obtenir un minimum de plaisir dans ses offrandes charnelles régulières. Elle refusait rarement une avance, ce faisait même parfois payer, comme pour se salir, ou se punir d’être née. Chaque soir, elle prenait plaisir à choisir le plus écervelé de l’assemblée. Le plus vulgaire. Les hommes trop intelligent ne l’attirait pas, sauf si elle y décelait une perversité dissimulée capable de l’humilier encore un peu plus. Elle se sentait damnée jusqu’au plus profond de son être. Brûlant toute ses cartouches pour en finir au plus vite. De toute manière, qui la regretterais, c’était un monstre. Une petite fille de mauvaise vie. Un personnage sorti du livre d’Enoch, un ange déchu.

L’infâme, voilà qui elle était. Incapable de compassion, elle fuyait la médiocrité. Trouvait tous les hommes lâche et pleutre, à gerber. Quand aux femmes, elle connaissait trop leur nature pour espérer du réconfort de leurs parts. Si elle pouvait exterminer la race humaine de cette planète, elle commencerait par celle-ci, les femmes. Elle s’amusait souvent à les séduire – c’était si facile – encore plus que les hommes. Le miroir reflétait leurs corps nues – offertes à ses sévices – cette vision lui procurait une sensation étrange. Elle aimait les humilier, et plus elle était vicieuse, plus ses partenaires tombaient amoureuses. Son bonheur en était décuplé au moment de la séparation, elle adorait les voir supplier de ne pas les abandonner. Elle ne revoyait jamais ses conquêtes, une sorte de code interne. Elle ne voyait d’ailleurs plus personne.

Assise sur le sofa, les jambes nues, croisées. Elle senti la première goutte de sang maculé sa peau. La vaisselle était faite, l’appartement nettoyé. Elle n’aurait pas voulu en finir dans la crasse. Elle l’avait assez côtoyée tout au long de sa pénible existence. deux gouttes, puis trois. Pour la première fois de sa vie, elle ne trouvât pas ce sang impure. Une larme se mêla au sang, qui inondait déjà le sofa. Ses poignets la faisait souffrir. Elle levât la tête – et vît – dans ce miroir, toute l’humanité lui sourire, enfin. Le vertige pris le dessus, sa tête tournât, lui semblât lourde. Elle courbât l’échine et dans un ultime souffle, s’endormît pour toujours, elle souriait.

 

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Ira furor brevis est. (la colère est une courte folie.)

 

 

 

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Les mots, comme les armes,

partent parfois tout seuls …

                                                 Daniel Pennac

 

                                          

 

Entre autres.

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Entre autres, où les souvenirs d’un comédien hors du temps, toujours aussi dandy du haut de ses 77 ans.

Des souvenirs aussi inouïs que sa rencontre avec Prévert, contés si modestement, si honnêtement, si drôlement.

Des souvenirs accompagnés à l’accordéon par le très talentueux Lionel Suarez,

qui crée incontestablement une ambiance confidentiel.

Des souvenirs en forme d’hommage pour les êtres qui ont comptés pour lui.

Primo Lévi, Audiart, Noiret, Serraut, Prévert et autres Fernandel ou Boby Lapointe,

nous accompagnent tout au long de ces deux heures de spectacle placées sous le signe

de la tendresse et de l’humour incisif et si détaché du grand monsieur qu’est Jean Rochefort.

Le sourire béat d’Edouard Baer, croisé au comptoir du bar après le spectacle n’avait d’égal que le mien.

Je n’aurai guère de mots assez fort pour vous expliquer combien j’ai été ravi de cette soirée.

Quel grand bonhomme, quelle classe.

 

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Des îles et des ailes.

Ce joli sous bois avec son petit banc, semblait capable d’absorber toutes les modulations négatives. Une sorte d’éponge naturelle pour liquide lacrymale. deux âmes perdus s’y retrouvent. C’est doux comme un nuage moutonneux de fin d’été. Tendre comme un sourire de nouveau né. Caressant comme une bise de printemps. Les mots sont juste, les gestes lents. Il s’obstine à lui dire que l’amour est mauvais, qu’il ne saura plus jamais aimer. Elle se persuade que c’est vrai, mais elle, aime encore. Il s’obstine à lui dire que l’amour est mauvais, mais il doute encore.

Ce joli sous bois avec son petit banc, semblait capable d’absorber toutes leurs hésitations. Une sorte d’éponge naturelle pour idées noirs. Elle veux juste parler, si elle pouvait même, crier. Il la regarde pleurer, en ressent un profond sentiment d’amitié. Elle s’obstine à lui dire qu’elle ne l’aime plus, mais il voit dans ses yeux que sont corps lui appartiens toujours. Comme deux inuits ils réchauffent leurs coeurs, un amas de tissus comme ultime chaleur. Il s’obstine à lui dire que l’amour est mauvais, que plus jamais on l’y reprendrait. Elle, parle de lui. Il lui parle tout bas.

Ce joli sous bois avec son petit banc, semblait capable d’absorber toute la lumière. Une sorte d’éponge naturelle contre l’obscurantisme. deux âmes retrouvées s’y perdent. Le jour a tiré sa révérence et elle ne veut pas se perdre. Il aurait aimé lui montrer le chemin mais il avait omis d’y semer des petits cailloux. Elle lui pris la main et d’un pas décidé, le sortit de son rêve éveillé. Elle s’obstine à lui dire que l’amour est mauvais, qu’elle ne saura plus jamais aimer. Il se persuade que c’est vrai, mais lui, aime encore. Elle s’obstine à lui dire que l’amour est mauvais, mais elle doute encore.

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La spirale.

1 : La rencontre. 

Le lézard est dans la pièce. Juste au dessus du radiateur, collé sur ce mur, les yeux fixés sur elle. Il l’a trouve fascinante, lui aussi. C’est certain. C’est un cadeau des dieux cette créature, surtout pour un trentenaire descendant pris du syndrome lolitesque. Un mélange subtile et magique, candide et pure. Elle est jeune, très jeune. Elle est belle, trop belle. Entre eux, s’établira une connexion naturelle. Le jeu prédominera. Du haut de son expérience, il initiera à cette petite princesse, la perversion de la soumission. Il l’a décidé ainsi, dès leur première rencontre, la veille, dans ce bar bruyant où  ils s’étaient donnés rendez vous à la suite d’une courte correspondance sur un tchat stupide. Elle était auteur interprète, du moins se proclamait elle ainsi, à juste titre. Il était auteur compositeur interprète, la rencontre était inévitable.

Son jeune amoureux l’accompagnait ce soir là, collé à ses basques comme un adolescent. Ewan le salua. Il était touchant ce gamin fasciné par cette créature. Elle a besoin qu’on la regarde comme la huitième merveille du monde. Elle ne s’offre qu’a cette seule condition. Mais le jeu était déjà lancé. Un jour d’ailleurs, elle lui trouvera un nom : la spirale. Ce touchant gamin, aussi gentil et prévenant pour elle, était déjà hors jeu. Ewan n’en ressentit aucune pitié, il ne lui adressera d’ailleurs plus la parole de toute la soirée. Soirée, que le tout jeune adulte finira avec ses amis à l’autre bout du bar, sans se douter qu’il abandonnait. Il en souffrira plus tard, c’est la règle du jeu de l’amour. Un jour tu gagnes, et l’autre tu saignes. Ewan n’éprouva aucun remord sur ça, il estimait que la vie n’était qu’un éternel mouvement perpétuel. Qu’à ce moment précis, il était le gagnant, et que c’était un juste retour sur ses récentes cicatrices d’une douloureuse séparation.

Tout s’enchaîna très vite. Ewan n’était pas venu seul non plus, ils avaient décidés pour leur première rencontre, de venir accompagné de leurs prétextes conjoints. Une sorte de couverture censé les persuadés que leur relation serait professionnelle. Elle ne savait pas qu’aujourd’hui, elle commençait un long voyage initiatique. Mais au plus profond d’elle même, comme dans tout auteur qui sommeille, elle savait qu’elle ne pourrait écrire ou décrire parfaitement certains sentiments sans en avoir testé les effets. Cet homme expérimenté, si à l’aise en société l’intriguait. Elle sentait le danger, et cette crainte lui apportait enfin du sens à cette vie de jeune fille sans histoire. Ils décidèrent de se revoir chez Ewan le lendemain soir pour dîner. Ils parleront d’un éventuel projet commun. Il lui demande de venir seule, elle accepte. Il sait maintenant, que la spirale est lancée.

Sur le chemin du retour, Ewan fixait les bandes blanches de la route, le regard dans le vide. Il venait de faire une des plus belles rencontres de sa vie, il appréciait ce moment. Six mois plus tôt, il voulait mourir. Détruit par l’amour, par sa bêtise et son impossibilité à se comporter avec raison. Cette fille, c’était pour lui un don du ciel, c’était magique, inespéré. Il avait bien eu quelques conquêtes depuis sa rupture, des filles de passage, ou bien cette femme qui le ramène dans cette voiture, qui a bien senti, ce soir là, qu’elle perdait et qui lui demande de ne pas dîner avec cette gamine qui joue outrageusement les ingénues. Il l’a regarda froidement dans les yeux et lui dit simplement : Je te quitte. Elle rentra dans une colère noire, et fini par se calmer et partir. Elle en souffrira aussi. Les dommages collatéraux sont inéluctables quand tout son être, corps et âme, désire.

2 : les prémices. 

Le lézard est dans la pièce, juste derrière le radiateur. Il se cache, se fait discret, il a compris que la présence de cette princesse dans ce salon lui imposait de ne pas s’afficher en public afin de ne pas entraver la suite de cette scène qui se jouait sous ses yeux de reptile. Ils sont face à face, ils trinquent. Elle avait l’air d’un oiseau tombé du nid, une fausse timidité mais néanmoins une certaine gêne face à la situation. Se retrouver seule avec un homme, un adulte. Elle décida donc de boire un peu. Ewan la détaillait de la tête aux pieds. Elle portait un t-shirt qui laissait présager des seins en poire magnifiques. bien fermes, hautains de toute sa jeunesse. Il aimait ce moment de découverte. Il aimait son petit nez, sa bouche magnifiquement dessinée. Il adorait l’écouter, quand elle lui parlait en lui jetant des petits regards par en dessous. C’était la pureté, il se sentait le diable.

Une heure s’était écoulée, ils avaient ri et l’atmosphère commençait à se détendre. Les prémices d’une complicité. Elle avait pris ses aises sur le canapé de cette chaleureuse pièce. Ewan savait qu’il devait prendre la décision. Ce devait être rapide. Il s’installa à coté d’elle sur le canapé, naturellement, ramenant une nouvelle bouteille de la cuisine. Ils étaient tous les deux grisés par l’alcool, pas ivres, mais juste à la limite. La conversation tournait autour de la musique, elle était tournée vers lui et lui parlait beaucoup, l’alcool aidant. Il commença à la regarder plus fixement dans les yeux, elle en fût gênée, ou du moins, lui fit paraître. Au milieu d’une phrase, il s’approcha et posa sa bouche sur la sienne. Rien ne pouvait laisser présager ce geste, la surprise fût totale, à tel point qu’elle ne pût avoir aucun réflexe quand elle sentit la langue d’Ewan dans sa bouche. Elle ferma les yeux quelques secondes, répondant aussitôt à ce baiser, tournant sa langue dans un fougueux mouvement aussi désordonné que spontané. Elle se laissa glisser dans le coma du désir. Mais se reprit rapidement, et repoussât violemment Ewan sur le canapé. Son visage avait soudain pris la forme du rôle qu’elle avait elle même choisi, soumission et peur.

3 : l’initiation. 

Ewan s’excusa. Il avait déclenché les hostilités, rien ne laissait transparaître qu’elle désirait aller plus loin. Avait elle peur, ou jouait elle ce rôle comme un fantasme ? N’était ce pas après tout, une fausse interprétation dûe à son propre fantasme de domination ? Il fallait doser chaque fait et geste qui allaient suivre. Il fallait qu’il lui laisse le choix de vraiment le repousser tout en insistant. Elle, ne pouvait concevoir d’avoir une relation sexuelle consentit avec une autre personne que son boy friend. Pourtant, elle sentait le désir monter en elle. L’ambiance était surréaliste, elle était recroquevillée sur le canapé, à la manière d’une otage devant son ravisseur. Ewan s’approcha d’elle, il ne pouvait plus reculer, il devait l’initiée.

Il lui attrapa les deux mains, elle se débattait en criant non. Il dosa sa force de manière à ce qu’elle pût, dans un geste violent, se défaire de cette emprise et ainsi mettre un terme définitif à cette soumission primaire et sauvage. Il sentit qu’elle dosait aussi sa force pour rester les deux mains bien étreintes dans son dos. Son torse en avant semblait frémir entre crainte et envie. Ewan comprit alors qu’il ne s’était pas trompé. Elle criait non, bougeant son visage de droite à gauche pour éviter la bouche d’Ewan qui cherchait à l’embrasser. Ils tombèrent à terre, il lui retira le t-shirt violemment. Elle était sur le dos, allongée sur le sol glacé. Elle ne criait pas, mais se débattait. Ses joues étaient rouges de l’effort fourni. Elle se sentait humiliée en soutif devant cet homme mais elle adorait ça.

Il se débattait à terre avec beaucoup de passion. un peu comme des enfants qui jouent à la lutte. Elle gardait son visage de petite fille effarée, ce rapport ne devait pas être consenti, elle ne l’aurait pas assumé sinon. Ewan dosa son étreinte de manière à ce qu’elle ne puisse plus bouger. Dans un geste brusque, il lui retira son jean. Elle redoubla de force, pour bien montrer qu’elle n’était pas consentante, mais ne pouvait plus bouger. Elle était magnifique, une peau blanche presque laiteuse. Une petite culotte en coton dépareillé à son soutien gorge. Allongée, soumise à cette homme sur le carrelage. Elle serra les jambes de toute ses forces quand elle sentit qu’Ewan faisait glisser sa culotte. Ses mains étaient jointes au dessus de sa tête, elle était nue, comme une offrande à un dieu. Elle continuait à se débattre, à susurrer qu’elle ne voulait pas. Ewan se plaça sur elle, baissa son pantalon et tenta de lui écarter les cuisses. La lutte s’intensifia, elle serrait ses cuisses très fort pendant deux longues minutes. Ils restaient parfois immobiles, elle le regardait toujours en l’implorant, elle montrait qu’elle avait peur, c’était peut être vrai.

Dans une ultime tentative, Ewan sentit les cuisses s’ouvrirent. Elle feint une ultime protestation et sentit son sexe envahi. Aussitôt elle se cambra pour l’accueillir au plus profond d’elle. Elle tremblait de désir. Cet homme qui l’a pénétrée lui procurait une jouissance incroyable. Ewan lui lâcha les mains, pris ses appuis pour accentuer ses coups de reins. Elle passa ses bras autour de lui et lui griffa le dos à sang. Elle pouvait enfin profiter, cette relation n’était pas consentie, ce n’était pas de sa faute, elle assumera sa soumission. Ils jouirent ensemble dans un orgasme sauvagement orchestré.

4 : épilogue. 

Elle était allongée nue sur le carrelage, elle ne disait rien et fixait son regard au plafond. Ewan la regardait se cacher le sexe de ses petites mains frêles. Ils se connaissaient à peine. Comment allait elle réagir? Après tout, n’était elle pas trop jeune pour ce genre d’apprentissage ? Peut être se rhabillerait elle comme une furie, s’enfuyant pour aller se jeter dans les bras de son jeune amoureux en pleure. Il s’assit contre le canapé, la tête dans les mains, elle ne bougeait toujours pas.

Elle se leva brusquement, se jeta sur lui, une gifle claqua sur son visage. Ewan était pétrifié, d’un hochement sec et déterminé du visage, elle lui dit, sur un ton autoritaire : “à mon tour maintenant”. Et dans un geste brutal, elle le plaqua au sol et lui prit le sexe à pleine bouche. La spirale était lancée, Ewan tourna la tête vers le mur, le lézard était dans la pièce, près du radiateur.

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