Archives pour la catégorie pilou philo

Allez viens, Jeff.

ça frappe à la tête, ça serre la poitrine. Comme une angoisse permanente, un soleil noir.

Maudites attentes et sa cargaison de mal être. Maudites attentes qui nous rendent si bête.

ça frappe à la tête, ça serre la poitrine. A vous cramer la tête du matin au soir.

Maudites attentes le portable sous la couette. Maudites attentes qui hantent nos fêtes.

 

ça frappe à la tête, ça serre la poitrine. Alors on se met à lui chanter du Brel…

 

Allez viens, Jeff. dans Pilou bad brel-madeleine-barclay-p

Quand on n’a que l’amour

A s’offrir en partage

Au jour du grand voyage

Qu’est notre grand amour

 

Quand on n’a que l’amour

Mon amour toi et moi

Pour qu’éclatent de joie

Chaque heure et chaque jour

 

Quand on n’a que l’amour

Pour vivre nos promesses

Sans nulle autre richesse

Que d’y croire toujours

 

Quand on n’a que l’amour

Pour meubler de merveilles

Et couvrir de soleil

La laideur des faubourgs

 

Quand on n’a que l’amour

Pour unique raison

Pour unique chanson

Et unique secours

 

Quand on n’a que l’amour

Pour habiller matin

Pauvres et malandrins

De manteaux de velours

 

Quand on n’a que l’amour

A offrir en prière

Pour les maux de la terre

En simple troubadour

 

Quand on n’a que l’amour

A offrir à ceux-là

Dont l’unique combat

Est de chercher le jour

 

Quand on n’a que l’amour

Pour tracer un chemin

Et forcer le destin

A chaque carrefour

 

Quand on n’a que l’amour

Pour parler aux canons

Et rien qu’une chanson

Pour convaincre un tambour

 

Alors sans avoir rien

Que la force d’aimer

Nous aurons dans nos mains,

Amis le monde entier

 

C’est encore la meilleure chose que l’on puisse faire …

attente dans pilou philo

Réflexions.

Et si on mettait un doigt dans l’oeil de Moscou. Et si demain on décidait de sortir de cette bergerie. Que l’on cesse enfin de bêler comme des sacs à laine. Pour un oui, pour un nom, pour une main sur du gazon. Ne serait-il pas temps au libre arbitre de siffler la fin de ces actions. Carton rouge pour Paul et Mike, rendez nous Cartney et Jagger. Je suis de mauvaise rumeur, cessez vos dires, beuglante Elvire. Le peuple n’a plus de roi, tranchant des têtes sans couronnes. Les sommets de la vulgarité sont atteint, descendons en rappel. Il est temps je pense. Le stade d’offense va déborder, j’ai jamais eu autant envie de crier. La génération coach ne m’amuse plus.

Le branleur est dans le pré. Coincé entre la niaiserie des années quatre-vingt et la connerie des années deux mille, je suis né un jour de printemps des années soixante. Si chères à nos aïeuls révolutionnaires, qui dans toute leur sincérité, pensaient pouvoir faire un monde meilleur. Raté. Mais rassurez vous, vous avez raté comme tous ceux qui ont essayés. Cela nous confirme une chose, que la révolution ne se fera jamais en imposant une idéologie à une autre. Elle ne se fera, à la seule condition qu’elle soit une prise de conscience collective et mondiale. C’est complètement utopiste et à mon sens, impossible. J’ai beau me creuser la tête à coup de pioche, pas une seule pépite n’en sort. Comment imaginer que cette époque individualiste – dénuées de poujadisme – pourrait voir naître un mouvement philosophique mondiale capable d’apporter la paix et la prospérité à chaque être humain. Vous rendez vous compte qu’on a jamais réussi à vivre tous ensemble dans la fraternité. C’est tout simplement hallucinant quand on considère réellement ce que cela représente pour l’être humain. Cette race supérieur dans l’éco système n’est même pas capable de se protéger entre eux. Pire que des animaux.

L’être humain, cette drôle de variété terrestre. Capable du meilleur dans le pire. elle a découvert le feu pour se nourrir et se réchauffer, mais déjà à l’époque, elle ne l’a pas partagé. Alors pour le défendre, elle s’est armé. Pourtant le feu, ça se partage aisément. Quel est cet instinct inné qui nous pousse à nous diviser. Comment faire pour lobotomiser ce reflex naturel qui engendre cupidité, jalousie et haine de l’autre. Voilà le combat que l’Homme devrait mené. Mais il est débordé – pensez vous – la coupe du monde va commencer.

Mr Pilou.

 

Réflexions. dans pilou philo

Vous trouvez pas que la vie est belle ?

Vous trouvez pas que la vie est belle ? dans pilou pensine 8953

 

Vous trouvez pas que ce monde prend une drôle de direction ?

 

Vous trouvez pas qu’il a fait beaucoup trop chaud cette été ?

 

Vous trouvez pas que les gens sont de plus en plus seuls ?

 

Vous trouvez pas que ce système, soit disant crée pour rendre tous les humains heureux est incontrôlable ?

 

Vous trouvez pas que la musique est le seul langage fédérateur pour les Hommes ?

 

Vous trouvez pas que c’est con de perdre un ami parce qu’on ne maîtrise pas ses nerfs ?

 

Vous trouvez pas que c’est abusé qu’une bouteille de côte de Provence correct coute huit euro ?

 

Vous trouvez pas qu’on se fait bien entuber mais que par rapport à nos parents, nous on le sait ?

 

frise-bleuRx500 dans pilou philo

 

Vous trouvez pas que les cent mille sans abris (recensés) en France cet été, auraient kiffés de passer des vacances à la mer ?

 

Vous trouvez pas que vous avez grossi ?

 

Vous trouvez pas que la rentrée c’est vraiment de la merde ?

 

Vous trouvez pas qu’histoires naturelles a fait beaucoup de mal a Carmina Burana ?

 

Vous trouvez pas que ce monde est de plus en plus vide ?

 

Vous trouvez pas qu’il y a de nombreuses belles âmes esseulées qui pourraient s’unir pour faire un nouveau courant philosophique?

 

Vous trouvez pas que la vie est quand même belle ?

 

heureux2 dans pilou regarde le monde

(d’)Ailleurs.

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Parfois droite, souvent sinueuse ou tortueuse. Le paysage s’efface sur mon passage dans une légèreté oisive. A milles lieues de ces routes toutes tracées, mais qui mèneront, indubitablement, au même mystère. A cette même éternelle lueur. Je regarde les autoroutes filées à en perdre haleine. Respirant paisiblement les prairies de l’existence, là où certains s’empoisonnent dans les embouteillages de la vie. Je fais le plein régulièrement, quand d’autres se retrouvent en panne d’avoir sans doute mal jaugé.

 

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Mes vallées sont fleuries aux couleurs d’un Automne ensoleillé, fuyant avec bravoure les plaines grises de la misanthropie. Mon chemin se faufile de virages en lacets, le visage offert au soleil et l’ombre dans le rétroviseur. J’observe s’engouffrer, à grande vitesse, tous ces chauffards de sentiments. Dans ce tunnel lumineux d’un point de non retour. Je m’amuse de l’autoroute de l’enfer, en y préférant la route du paradis. Les roues de ma fortune me mènent sur ce bitume, vers un destin tracé, maladroitement, à main levé.

 Mr Pilou

 

 Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Qui m’aiment me suivent…

(d')Ailleurs. dans pilou face r1chu51202545016-medium-Trip_Into_The_Wild_BY_R1chu5-San_80pc

La table des matières grises.

Les questions sont faites pour être posées, déclarât Jacques en se resservant du rosé.

Quand on pose les questions, on s’oppose aux réponses, lui rétorquât Daniel la bouche pleine.

J’ai des questions à toutes vos réponses messieurs, s’empressât de répondre le brave Woody.

Ce sont les questions qui font le philosophe, ironisât Paul entre deux bouchées.

Et Confusius, la fourchette en l’air, de répliquer : Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

Je crois qu’un homme est mieux connu par ses questions que par ses réponses, répliquât hativement Thomas visiblement affamé.

Exactement, s’interposât Lou, Je n’apprends jamais rien en parlant, mais seulement en posant des questions.

Le plus difficile ce ne sont pas les réponses, le plus difficile, c’est de se poser des questions, s’énervât Lyse en coupant sa viande.

Un imbécile peut poser à lui seul dix fois plus de questions que dix sages ensemble ne pourraient en résoudre. Vladimir se resservît de la sauce apparement fier de son propos.

Il n’est point nécessaire que toutes les questions trouvent leur réponse. Pour les plus importantes, c’est déjà beaucoup qu’elles aient été posées. Friedrich bousculât le bras du serveur lui apportant son île flottante.

Gilbert fît retentir un son aïgue à l’aide de son couteau sur le verre et se levant, clâmat haut et fort : Et si c’était cela, perdre sa vie : se poser les questions essentielles juste un peu trop tard ?

 

La table des matières grises. dans pilou curieux Questions

Le mensonge .

 Par wikipédia

 

 Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité (dans ce dernier cas on parle plus particulièrement de mensonge par omission). Cela peut aussi caractériser un énoncé non sincère. Il ne faut pas le confondre avec la contre-vérité, qui désigne simplement des affirmations inexactes sans préjuger du fait que leur auteur le sache ou non. Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire faire à l’autre ce qu’il n’aurait pas fait, s’il avait su. Plus précisément, le mensonge consiste à dire le contraire de sa pensée dans l’intention de tromper. L’intention de tromper permet de distinguer le mensonge des usages faux de la parole fait dans le but de divertir ou par pur procédé rhétorique comme dans le cas de la litote.

 

Et pour vous le mensonge c’est …?

Décider plein la tête.

 

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J’ai décidé d’arrêter de fumer… Mais je n’y arrive pas encore.

 

 J’ai décidé de me persuader que j’étais mignon … et ça marche.

 

 J’ai décidé de ne plus faire semblant de m’intéresser aux idées de gens que je trouve con … ça fait du bien.

 

 J’ai décidé de partir quelques semaines sur Paris … c’est pour bientôt.

 

 J’ai décidé de ne plus vieillir … je n’ai même pas tenu une seconde.

 

 J’ai décidé mais je n’ai pas de pétrole … ben dit donc elle est bonne celle là.

 

J’ai décidé que je ne voterais jamais à droite … mais c’est pas nouveau.

 

J’ai décidé de me remettre un peu au rock … faith no more à rock en seine.

 

J’ai décidé de ne plus changer … mais c’est impossible.

 

J’ai décidé de trainer mes pompes d’ici deux ans au Sénégal … et de demander à Natty d’être mon guide.

 

J’ai décidé d’emmener art souille à Marrakech … surement en septembre.

 

J’ai décidé d’écrire une nouvelle chanson … c’est une commande.

 

J’ai décidé d’aller voir Deep Purple … à la fête de l’huma.

 

J’ai décidé de redécouvrir ma région … et ce, dès cet été.

 

J’ai décidé de décider … en route.

Décider plein la tête. dans pilou happy decider-387854

Ils étaient une fois.

Il était une fois … J’ai toujours aimé ce préambule, il annonce généralement une longue et belle histoire. Un navire de pirate, une princesse en quête de prince charmant, des iles désertes, des trésors … de l’aventure avec des méchants et des gentils.

Il était une fois … c’était aussi le nom d’un groupuscule musicale qui prêtais une mémoire à une paire de drap dans les années soixante-dix. A quel moment de votre vie vous pourriez situer cette phrase ? Quand tout cela commence t’il ?

Le jour de notre naissance ? Le jour de notre rentrée scolaire ? Notre premier amour ? mon premier concert ? l’arrivée d’un bébé ? Ou tout simplement à la fin de notre vie, au moment de se retourner sur notre existence et se souvenir ? Personnellement, je serais incapable de définir à quel moment de ma vie je pourrais commencer mon histoire.

Bien sûr, la naissance est un moment propice à ce genre de phrase. Mais honnêtement, je ne sais pas si mon histoire à réellement commencé la. La vie oui, l’histoire non. La rentrée scolaire alors ? Nan, nan. Un calvaire, c’était un calvaire pour moi l’école. Oh je n’étais pas l’introverti de service, loin de là, mais je n’ai jamais aimé l’école. Je voulais rester chez moi.

Le premier amour, cet état végétatif qui en découlait ne peut en aucun doute être le début de mon histoire. A part m’apporter le gout de la poésie et de l’écriture, cela c’est soldé, comme la plupart d’entre nous, par un échec. Finalement commencer le récit d’une histoire par un échec, c’est un peu comme perdre son pantalon sur scène, devant une salle pleine ayant les yeux rivés sur toi. ça fait désordre.

Il reste donc le premier concert ou le bébé. Cette seconde hypothèse n’ayant pas encore été exploitée, j’essaie de réunir suffisamment de mémoire pour me souvenir de ma première apparition en public. Je devais avoir quinze ans, c’était à une boum. C’était terrible ça les boums. Je me demande si les adolescents organisent encore ce genre de soirée. On avait répété deux morceaux et demi. Oui, il n’y avait pas de fin au troisième morceau, ça finissait en free style, c’est à dire avec un solo de guitare interminable sur trois accords. J’imagine le calvaire que cela devait être à supporter. Suffit de déambuler dans les rues le soir de la fête de la musique pour s’en souvenir. Jack Lang est un terroriste. Malgré cela, la centaine de personnes présente (oui, on avait le sens de l’organisation à l’époque), était restée.

Assistaient ils au début de mon histoire ? Il était une fois … un adolescent qui faisait ses premiers pas dans le monde du spectacle. Honnêtement, je n’en sais rien.

Et vous ? vous la commenceriez où votre histoire ?

 

Ils étaient une fois. dans pilou pensine once-upon-a-time

La maison n’accepte plus l’échec.

 

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La maison n’accepte plus l’échec, et pour conserver ses amis, la maison Pilou ne fait plus crédit. J’ai longtemps butiné de fleurs en pollen, sans vraiment me soucier des situations, léger comme une abeille. L’insouciance me servant d’ailes. Ce temps est révolu, l’authentique à repris le dessus. Je me sent fort, cette force je la puise dans cette authenticité …

Voilà un début d’article que j’avais laissé de coté il y a quelques mois. Il faisait semblablement suite à un accrochage avec un ou une amie. A vrai dire, je ne me souvient plus vraiment. Cela faisait un certain temps que ce post en attente, souhaitait renaître de ses cendres et être publié. Mais comment reprendre l’écriture d’une humeur des mois suivants; l’opération me paraissait impossible tant ces trois phrases griffonnées et jetées au fond de la cave du blog de mr Pilou ne correspondaient plus à mon état d’esprit actuel.

Certes, je me sent encore assez fort en ce moment, non pas que je sois un winner, portant les costards taillés sur mesure, arborant des Ray Ban et un sourire de vainqueur. Mais je pense que l’age et sa sagesse légendaire m’offrent une assurance certaine. L’insouciance à néanmoins disparue, mais les crédits ont repris. De nouveaux comptes sont ouverts et me remettent en mémoire certaines situations passées. Tel un saint-Bernard avec son petit tonneau autour du cou, je m’étais immiscé dans la vie de personnes prisent dans des avalanches dépressives.

J’avais fini par me retrouver enseveli moi même, manquant d’oxygène. Étouffant sous le poids du malheur des autres, j’avais omis de remonter à la surface pour respirer. J’avais fini naturellement par m’évanouir. Il me revient encore en mémoire cette personne, si touchante, désespérée par une rupture. Une année entière à l’accompagner dans sa souffrance. Des soirées, que dis-je, des nuits complètes à lui tenir compagnie dans son malheur. Cherchant les mots justes pour lui redonner goût aux choses, poussant mon investissement jusqu’à contacter son ancien compagnon afin de comprendre pourquoi leur amour était impossible. Ma seule véritable erreur d’ailleurs, tant ce coq imbus de sa personne et possessif n’en valait pas le coup. Insignifiant, bref.

Elle a fini, a force d’abnégation, par retrouver cet amour. Et naturellement, comme cela arrive souvent, de s’éloigner de son humble thérapeute amateur. Ses ailes étaient réparées et elle pouvait enfin prendre son envol tant mérité. J’avais très mal vécu le vide causé par son absence, c’était quelqu’un d’exceptionnel…  Je me demande comment les thérapeutes font, pour trouver le détachement nécessaire qui consiste à se mettre des barrières dans l’affinité. Je sais que quelques uns passent ici de temps à autre, et j’en profite pour leur demander.

Ceci étant, je n’avais pas grand chose à dire aujourd’hui et je me retrouve à écrire une analyse sur des phrases scribouillées des mois avant. Je trouve intéressant de se retourner de temps en temps sur des situations récentes, de se poser et de réfléchir sur nos erreurs de jugements. J’en profite d’ailleurs pour m’excuser auprès de lucaerne d’avoir été un peu brutal dans mes propos concernant les antidépresseurs. Finalement on ne parlait pas du même mal qui ronge et je n’ai pas assez pris en compte le sien. Méa culpa mamzelle.

Bon, mr Pilou va profiter un peu de ce temps azuréen en allant lire paisiblement, au soleil, devant la grande bleue. Bonne journée à tous.

 

La maison n'accepte plus l'échec. dans pilou pensine NICE%20def2402%20photos

Carnet de santé.

 

 

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Mr Pilou n’a jamais avalé un seul cachet antidépresseur de sa longue et trépidante vie. Il apparaîtrait presque comme un marginal, tant, dans ce pays, et de surcroît sur cette toile, cette pratique est banalisée par nombreux d’entre nous. J’ai souvent flirté avec l’envie d’en prendre, dans certains moments de ma vie en désespoir (J’avais la fâcheuse tendance à pratiquer le up and down). J’ai souvent utilisé d’autres substances illicites, (Je suis comme beaucoup de monde, difficile de vivre dans un milieu urbain à notre époque), mais étrangement je me suis toujours refusé d’engrangé ne serait-ce qu’un pied dans cet engrenage. Certainement grâce à cette peur de la dépendance. La même, probablement, qui m’a évitée de tomber dans l’héro, alors qu’autour de moi, les gens transformaient parfois leurs bras en passoire. J’ai presque toujours sut éviter les dépendances. Je dis bien presque, car j’ai laissé gagner la cigarette.J’ai donc eu recours à d’autres substances, mais toujours occasionnellement. Quand ma conscience me dictait que j’abusais (vous savez cette petite voix dans votre subconscient qui vous dit un beau matin qu’il trouve que vous abusez un peu), je l’écoutais toujours et m’éloignais de ce produit pour un certain temps, en tout cas, pour un temps certain.

 

Ce qui m’a toujours gêné dans la prise d’antidépresseur, c’est qu’il y a justement cette notion de dépendance (prise régulière, arrêt palliatif, long terme …), et quand on a vécu, comme moi, dans certains paradis artificiels, fréquentés par Baudelaire, Morisson ou Géronimo (oui je sais, l’exemple peut paraître étrange et pourtant …), on sait d’instinct qu’il ne faut pas approcher certains angel dust. Vous, qui valsez votre vie sur un Valium, ne voyez aucun jugement de ma part sur le fait que vous dansiez. On connais tous la musique, on est pas là pour juger de la meilleur chorégraphie a effectuer. Dans cette époque épique si cher à Léo Férré. Cependant, ça me remet en mémoire une situation vécu jadis. Un contact msn (nous avons tous, me semble-t’il, un individu de ce type dans nos contacts ^^), qui était sous anti dépresseur depuis un an (une année à se défoncer le cerveau tous les jours, quand même), à cause d’une sombre histoire d’amour (comme d’hab). M’annonce un jour d’un air très solenelle, presque maternelle : Tu ne trouves pas que tu fumes trop ?

 

Cette anecdote ne m’avait pas interpellé sur le coup, et j’avais certainement, comme à mon habitude, sorti ma plus belle tête de Caliméro coupable. Mais tout de même ; quand j’y pense maintenant, c’était gonflé de sa part. Gentil, car intentionné et bienveillant, mais gonflé tout de même. Elle à retrouvée l’amour, n’a toujours pas chassée sa dépression, et moi je fume toujours autant. Alors, où cette réflexion m’amène-t’elle ? Et bien elle me mène à cette certitude que ce magnifique dicton : Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? est souvent vrai. Cessons de se juger les uns, les autres de nos addictions. Faisons en sorte de faire de ce monde un endroit agréable, tolérant et respectueux. Alors peut être, nous pourrons avoir – un jour – l’esprit léger . Enfin, en attendant le temps des cerises, je citerais Charles Baudelaire qui en 1860 déclamaît déjà : « Le bon sens nous dit que les choses de la terre n’existent que bien peu, et que la vraie réalité n’est que dans les rêves. »

 

Carnet de santé. dans pilou philo kongfuzi1

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