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2009 raisons de détester le pouvoir.

C’est mon dernier article pour 2008. Ce n’est pas sans plaisir que je vois cette année se terminer. Sans vouloir sombrer dans la théorie de 2012, j’espère sincèrement que les mentalités vont changer. On quitte 2008 comme on l’a abordée, sous les bombardements israéliens et les tirs de roquettes du Hamas. On quitte 2008 comme on l’a abordée, des sdf meurent dans nos rues. On quitte 2008 encore plus fauchés qu’on l’avait abordée. Nicolas Sarkozy passe des vacances au Brésil pendant que son peuple subit la crise et que son pays connait une forte hausse du chômage. Les catastrophes naturelles ont fait plus de 200 000 morts cette année, pour vous faire une idée, les attentats du 11 Septembre 2001, avaient fait 3000 victimes. Tout le monde s’était indigné de ça à juste titre d’ailleurs, mais les médias préfèrent polémiquer sur des gamins ultra gauchistes qui ont commis, soit disant, des actes “ignobles” contre des caténaires de la SNCF. C’est vrai que 200 000 morts à cause du réchauffement de la planète et de la pollution, ça ne fait pas vendre.

Dans 15 jours, je vais voir un concert de Didier Super. Dans une de ses “non chanson”, il dit : “on va tous crever, la fin du monde nous guette et nous on fait la fête.” La fête, justement, parlons en. Des millions de personnes dans le monde vont se souhaiter une “bonne année”, se lécher la poire avec un faux sourire car finalement, tout le monde sent que cette planète part en couille. Mais il y a l’espoir, cette année Barack Obama à été élu président du monde, oups, des Etats Unis pardon. En vacances à Honolulu à Hawaï (sympa nan), il a eu la joie d’apprendre que le financement de sa cérémonie d’investiture serait payée par de gentils donateurs : Une bonne partie des stars d’Hollywood ( Spielberg, Hall Berry, Jamie Foxx, Sharon Stone …), ainsi que par le pdg de Google et de Microsoft. Des fonds qui serviront à l’organisation de bals et autres événements prestigieux autour du 20 Janvier. Les principaux contributeurs peuvent espérer obtenir un accès privilégié aux cérémonies. La grande mascarade continue. Le grand cirque planétaire …

Dans ce tourbillon de malice, il y a nous. Nous, les petites gens. Qui regardons tous ces pingouins faire la fête, assistant sans broncher, à l’étalage d’opulence d’une minorité d’humains, qui ne savent plus quoi faire de leurs argent, qui jouent avec la vie des pauvres, qui jouent avec l’avenir de notre douce terre. S’il y a une seule chose qui devrait être interdite dans ce bas monde, c’est le pouvoir. Il rend fou les Hommes. Ce mépris pour la misère est une atteinte à la dignité humaine. J’espère que dans le futur, on se retournera sur notre époque en pensant : “Les hommes de cette période étaient vraiment stupides.”

En attendant, je vous souhaite de passer une bon moment avec vos proches ce soir et demain. Et je vous souhaite une année 2009 plus belle que cette détestable année que nous venons de vivre. A l’année prochaine et longue vie à mes lecteurs.

2009 raisons de détester le pouvoir. dans pilou en equilibre normal_heart

fou à lier.

 

 

 

Nous naissons tous fous.

 

Quelques-uns le demeurent.

 

[Samuel Beckett]

 

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Toile d’art souille

Minuit crétin.

Avez vous fait votre lettre au père Noël ? _ non ? Dépêchez vous, vous ne croyez pas qu’il va avoir beaucoup de boulot cette année. Alors tous à vos plus belles plumes. Il ne reste que six semaines à papa Noël pour dégoter vos désirs. Et dieu sait qu’ils seront, encore une fois, bien difficile à réaliser. Certains demanderont le grand amour peut-être, d’autres la paix dans monde. Les plus insouciants opterons pour un écran plat, une wii ou tout autres drogues futiles et matérielles mais néanmoins nécessaires au même titre qu’un bon gros buzz pour détendre nos neurones agressées quotidiennement dans ce monde de malade mental. 

Mais revenons au bel esprit de Noël, mon esprit s’égarant de nouveau dans les méandres de l’enfer terrestre que nous sommes en train de créer. Noël, dans ma mémoire est un doux souvenir. Ça sent les clémentines, le sapin et la dinde aux marrons. Je n’ai jamais ressenti les soucis des parents qui ne roulaient pas sur l’or, l’argent ou même le bronze. Aux jeux Olympiques du prolo, ils n’étaient même pas sur le podium. C’est vous dire. Cependant, ils avaient la médaille d’or de l’éducation. L’intelligence de laisser les enfants, loin de leurs soucis financiers, de leur détresse à l’approche de Noël, de ne pouvoir nous offrir le dernier jouet à la mode que tous les enfants du quartier arboreraient fièrement le 26 au bac à sable. Ils ne savaient pas, à l’époque, qu’ils nous offraient le plus beau cadeau qu’un enfant puisse demander : L’amour. 

Je regrette un peu, à l’aube de notre nouveau siècle, et sans vouloir paraître réac (que je ne suis absolument pas, enfin … pas encore.), la façon d’aborder Noël. Et là mon esprit repart sur les rives du Styx. Cette coutume tend, comme tout le reste d’ailleurs, à devenir une fête commerciale. Combien de Parents, en première pensée, ne se disent pas : “rha lala qu’est ce que je vais bien pouvoir acheter à mes gosses cette année ?” alors que finalement se dire : “hum (expression imageant la réflexion), comment faire pour rendre ce jour mémorable dans leurs petites têtes blondes.” m’apparaît comme un choix plus judicieux. 

Ces parents sont ils responsable de ça ? Je ne le pense pas, il suffit de regarder autour de soi pour voir que les gens sont fatigués. Ce monde va vite, trop vite. Quand je pense qu’on supprime les 35 heures, qu’on nous dit de travailler plus pour gagner plus. Pour alimenter encore plus ce système qui rend – finalement – les gens malheureux, stressés, fatigués et souvent bien seuls. Alors dans toute cette pression cérébrale, l’Homme s’éloigne de sa propre origine. Négligeant une valeur essentielle à la survie de l’Humanité : Le rêve. 

Je vous invite donc à prendre cinq minutes de rêve, juste cinq minutes. De redevenir l’enfant que vous étiez. D’aller au plus profond de vous-même et d’y retrouver le père Noël afin de lui donner votre liste. La mienne sera simple. Je ne désire qu’une chose père Noël, que mon petit neveu de onze ans retrouve la santé. Et si on se remettait à croire au père Noël…

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Quai de gare.

Cette fille c’est mon still lovin’ you. Mon premier amour, j’ai au moins seize ans, nous sommes en 1983. Une année exceptionnelle pour les vins de Bordeaux. Très bonne pour ceux de Bourgogne et de Champagne. Ghandi triomphe aux Oscars et Yannick Noah remporte Rolland Garros sous les yeux humides de son père. Coluche traine du coté de Pantin. Tonton vers l’Elysée.

Une chose est sûre, ce n’est pas l’assurance en moi qui m’étouffe. Je me trouve moche, chétif. Le monde qui m’entoure me semble cruel. Klaus Barbie est arrêté en Bolivie, Hergé casse sa pipe et le Franc dévalue. Le gouvernement annonce un plan de rigueur pour lutter contre la dégradation de la conjoncture économique. Rigueur, qui, ça va de soi, ne concernera que les foyers modestes. Manque de pot, ma famille en fait parti. Pas de chance.

Elle s’appelle Virginie. On s’aime. Je suis sur ce quai de gare, comme tous les jours, à la même heure depuis des mois. Le kéffier bien noué sous le perfecto. Je caille. A Vostoc, on enregistre la température la plus basse jamais relevée avec 89,2°C en dessous de zéro. En France, l’hiver est rude, les corbeaux volent bas. En moi, il fait doux. La mécanique du cœur me réchauffe.

Des chasseurs soviétiques abattent un Boeing 747 des lignes sud-coréennes, le Jedi fait son retour aux Etats-Unis et
la France est en guerre à Beyrouth. J’attends ce train, elle en descendra et me sourira. Comme tous les jours. Elle me rend beau. Eye’s of the tiger passe à la radio. Elle m’offre le meilleur remède dans ce monde déjà malade : L’insouciance. Le Nigéria expulse un million d’immigrés. Le train est en retard.

Mille neuf cent quatre vingt trois, Amy Winehouse voyait le jour, j’étais déjà musicien. Franck Ribery poussait son premier cri et je n’avais d’yeux que pour Rocheteau. La station pirate anglophone radio caroline reprend ses émissions au beau milieu de la mer du nord, je prête ma voix au sein d’une des premières radio libres associatives. Mon vieil ami, récent quadra, est déjà à mes cotés. Le train du désir est vraiment en retard, je me dis qu’on devrait inventer des téléphones sans fils. On pourrait ainsi les avoir toujours sur soi, pour se rassurer en cas d’empêchement.

Le chanteur Christophe nous explique qu’il a un succès fou avec les filles, ironie du sort. Les vinyles ont pris un coup de vieux, le Compact disc fait son apparition. Je n’ai, bien sûr, pas les moyens de m’offrir cette merveille de la technologie. Le diamant de ma platine disque s’usera sur des albums sorties en masse cette année la. U2 nous souhaite un bon New years Day, Ozzy osbourne aboie à la lune, Motley Crue flirt avec le diable et Def Leppard joue les pyromanes. Le haut parleur de la gare annonce une demie heure de retard. The final countdown.

Je déteste cracher, et j’abhorre encore plus en être témoin. Pourtant je le fais, à tort, sur l’album Thriller de Michael Jackson. J’écoute en cachette Maniac de michael Sambello. Je suis un hard rocker, y’a des règles. Indochine me casse déjà les oreilles. Trust et Bernie chantent leur Idéal. Axel Bauer passe trente cinq jours sans voir la terre. Pull rayé, mal rasé, j’attends ce train d’enfer. Comment sera t-elle habillée, elle est si belle. On est si jeune. Sweet dreams en rythme.

Scarface m’a bouleversé, les Monthy Python m’ont appris le sens de la vie et Louis de Funes vient de mourir. Si cette maudite correspondance n’arrive pas dans la demi heure, je risque d’y passer aussi. Congelé dans mon Schott. Ah si j’avais été New wave, comme elle, j’aurais pû porter de longs manteaux noirs, bien chauds, au lieu de ce satané cuir glacé. J’espère que j’aurais plus chaud dans cette salle de concert récemment construite et qui porte le nom étrange de Zénith. Iron Maiden s’y produit, je suis fan. Un jour, moi aussi je jouerais au Zénith de Paris. Juré, craché… Mission réussie.

Cette station ressemble à un énorme congélateur, les moustaches des hommes se transforment en glaçon. Moi, je n’ai qu’un léger duvet qui me donne un air bête. Mes mains sont bleues, comme la couleur de ses yeux. Les miens pleurent, de froid. Pourquoi je fredonne le générique de Fraggle rock. Je n’aurais jamais dû instaurer ce rite stupide qui consiste à venir la chercher tous les soirs pour son retour du lycée. Mais l’amour a un prix et je le paie cash. Le bronchite express de 18h42 est annoncée en gare.

La mine renfrognée, les usagers descendent des wagons, une épaisse fumée blanche sortant de leurs bouches. J’ai l’impression qu’ils bloquent tous sur moi. J’ai l’air d’un clochard. Le train repart, je suis seul. Nous sommes Mercredi, la belle Virginie n’a jamais cours, le mercredi. Depuis ce jour, j’aurais toujours un train de retard sur les femmes de ma vie. A la radio, on annonce la découverte d’un nouveau virus de l’immunodéficience humaine, je hausse les épaules, y’a des choses bien plus graves dans la vie d’un adolescent.

 

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Un peu de sociologie.

madeinfrance.jpg  Dans ce brouaha médiatico-politique dû aux sifflements de
la Marseillaise lors de la dernière rencontre de l’équipe de France de football face à l’équipe nationale de
la Tunisie, peu de (soi-disant) journalistes ont vraiment fait leur métier d’information. Préférant une nouvelle fois provoquer une polémique. La polémique devenant une discipline très prisée par les Français. Dans toute cette cohue stupide, relayée par un chef d’état bien heureux de pouvoir faire diversion des problèmes causés par la politique libéraliste et anarchique qu’il défend défendait naguère, un article sortait du lot. Une interview du sociologue Williams Nuytens qui résume à mon humble avis, ce cirque politico-médiatique de la meilleure façon possible. Le seul petit bémol à cet interview serait peut-être qu’il n’accorde pas d’intérêt aux sifflets qui ont retenti à l’encontre du joueur Ben Arfa. Mon ire étant déclenchée par ce problème justement. Mais en ce qui concerne son analyse globale, je la partage largement. Je vous invite donc à lire ses propos parus sur lemonde.fr : 

Pour Williams Nuytens, sociologue spécialisé dans les comportements des supporters à l’université d’Artois, il faut “refroidir” le débat entourant les sifflets qui ont accompagné
la Marseillaise, mardi au Stade de France, et ne pas y voir systématiquement une dimension politique.

Comment interprétez-vous les sifflets entendus au moment de l’hymne national avant le match entre
la France et
la Tunisie ? 

Williams Nuytens : “La première chose, c’est qu’il faut certainement distinguer plusieurs catégories d’auteurs. Selon qu’ils sont des supporters français, français d’origine nord-africaine ou tunisiens, le sens des sifflets n’est pas du tout le même. Ensuite, c’est également différent si c’est lié à des groupes de supporters, qui ont une stratégie et des raisons bien arrêtées, ou si ce sont des actes isolés qui ont pris une tournure collective dans le stade.

Et ensuite, en fonction de ces catégories, quelles conclusions peut-on tirer ? 

On ne peut faire que des suppositions. Il est possible que certains sifflent en raison de la manière dont sont gérés les problèmes qui entourent l’équipe de France de football. Ensuite, le fait qu’on siffle
la Marseillaise peut également être l’illustration qu’une partie de la population ne croit plus au capital symbolique que dégage l’hymne. Ces sifflets sont plus choquants parce que c’est dans un espace public, que c’est médiatisé, mais ça ne me choque pas plus, par exemple, que de manquer de respect à un porteur d’institution que peut être par exemple un instituteur.

Peut-on voir une dimension politique dans ces sifflets ? 

Il y a tout de suite eu la fabrication d’une dimension politique liée à l’intégration de certaines communautés. Personnellement, je trouve ça ridicule. Si le problème se pose, plutôt que de s’insurger, cherchons à savoir pourquoi ils ont parfois ces attitudes. N’oublions pas les supporters français qui sifflent pour des raisons qui n’ont rien à voir avec
la Marseillaise et sa représentation nationale, mais à cause de l’association qu’ils font entre
la Marseillaise et l’équipe de France. La première interprétation doit se détacher un peu de la polémique et la refroidir. Je reste persuadé que si c’est une autre équipe nationale, qui n’est pas nord-africaine, et qu’il y a des sifflets dans le stade, on ne polémique pas avec la même ampleur. C’est comme la banderole du PSG présentée au peuple du Nord. Beaucoup se sont insurgés, mais c’est une pratique très courante chez les supporters de jouer la provocation par l’intermédiaire des banderoles. Si cette banderole n’avait pas été présentée au moment où il y avait une sorte d’adoration pour la culture nordiste, ça n’aurait pas eu le même retentissement. C’est toujours une affaire de contextualisation.

Certains sifflets peuvent donc être dénués de tout fondement ? 

Il y a forcément une dimension récréative, de sociabilité festive. Je suis convaincu que certaines gens sifflent parce que c’est l’occasion de s’amuser, qu’il y a un jeu. Les supporters sont beaucoup dans une dialectique de la provocation, du jeu, de “l’intox”. Mais ensuite, on fait immédiatement un amalgame et l’on donne tout de suite une dimension politique à ces sifflets sans même savoir si c’est effectivement le cas.

A quel point le phénomène de groupe joue-t-il dans ce type de comportements ? 

Gustave Le Bon, quand il parlait au XIXe siècle de la psychologie des foules, disait qu’une fois qu’on est dans la foule, la conscience individuelle s’efface pour fabriquer une conscience collective. Il y a incontestablement un phénomène de masse. Je siffle l’hymne national, mon voisin siffle mon attitude. Vu de l’extérieur, les deux personnes sifflent pour la même raison, il se produit à chaud un amalgame, un traitement de toutes les attitudes de façon homogène.

Les commentaires et les actions politiques sont-ils donc disproportionnés ? 

Quand Nicolas Sarkozy reçoit Jean-Pierre Escalettes à l’Elysée, c’est une réaction à chaud aussi spectaculaire et emphatique que l’étaient les sifflets. Dans une stratégie de gouvernance, ça marque les esprits. Les mesures proposées sont assez symptomatiques de la manière avec laquelle on traite les supporters en France. On voudrait qu’ils soient de bons payeurs, de bons consommateurs de produits dérivés, qu’ils soient bien assis, qu’ils chantent quand on gagne, également quand on perd. Mais au stade, on n’est pas passif, c’est un des rares endroits où on peut encore manifester publiquement. Il ne faut pas s’en étonner.

Propos recueillis par Alexandre Roos

Je vous salue, Bloody Mary.

oneway.jpg   Plus haut tu montes, plus bas tu peux descendre. C’est proportionnel. Toujours prendre garde de ne jamais descendre trop bas. Ce contrôler. LA contrôler. Cette vilaine bête qui sors tout droits des méandres de nos craintes et de nos angoisses. Une sorte d’état dans l’état de nos esprits. Elle est puissante. Très puissante. Elle est puissante dans le sens ou elle s’auto régule. Ou elle puise son existence dans nos capacités cérébrales à la nourrir. Moins ça va et plus elle te pointe les choses, qui, d’ordinaire, pourrais sembler anodines. Elle te transforme une petite toux de rhume en en une tumeur. Un léger découvert bancaire en ruine total. Une fatigue passagère tout à fait logique en une mort annoncée.

Bref, elle pointe. Elle se pointe !! Car je pense que cette bête ne me quittera jamais. Mais je vais même plus loin, peut être par crainte de la solitude – qu’en sais-je – pensant que nous l’avons tous en nous. Et que seul une gymnastique rigoureuse du cortex nous permette de la maintenir hors de la case « raison » de notre cerveau. La dépression, c’est une sorte de perte de raison. Comme l’amour me direz vous. Ah bah non – suis je bête – l’amour est un sentiment beau. Pourtant l’un engendre souvent l’autre. L’amour et la dépression sont souvent liés. La dépression étant une vilaine maladie, parfois mortel, mais on encense sa responsable (parfois), l’amour. Allez savoir pourquoi. Parce qu’il apporte aussi des beaux moments ? Cela reviendrais donc à l’excuser de nous détruire ? Mais pardonnerais t’on a un pédophile d’avoir couvert de cadeaux et de bonbons un enfant avant de s’acharner comme un monstre dessus !!?

Je sais, mon propos est disproportionné, poussé a l’extrême. C’est la seule façon que j’ai parfois, pour exprimer ma thèse de l’amour. Croyez moi, si je pointe du doigt cette correspondance entre la dépression et l’amour. Ce n’est pas pour détruire l’amour que j’ai en moi au travers des autres. J’en suis tout bonnement incapable. Mais justement pour essayer de comprendre un processus qui me parait néfaste parfois pour ma santé mentale et pourtant si prolifique à ma création.

Il faut que j’apprenne a créer dans le bonheur. Je suis juste comme tout le monde, quand je suis heureux, et bien je me repose. Il ne faut plus que j’aille flirter avec la bête pour un soucis créatif. ça m’éloigne trop de l’autre moi, schizophrénie ? Je ne pense pas. Je pense même – encore une fois – que nous sommes tous … deux. La personne que le monde extérieur voient, et celle que nous pensons être. Celle qui ne s’exprime pas par la paroles, par les attitudes. Celle qui ne se parle qu’a elle même. Que je vous met en mots ce soir. Ou est la vérité.

Je pense que je viens de découvrir l’utilité de ce blog. Il réunis mes deux « moi ». Me permet enfin de m’exprimer tel que je suis réellement. Cela fini par se retranscrire dans ma vie en société. Je me trouve beaucoup plus à l’écoute des autres. J’essaies de réfléchir dans une conversation pour trouver les mots justes. On aime tous, finalement, correspondre comme cela. Dans cette société qui tend a devenir de plus en plus individualiste, je commence à comprendre que l’avenir réside dans l’écoute de l’autre. Dans le partage. Et pourtant j’ai passé ma vie a prôner cela autour de moi. Peut être pour m’aider a trouver la lumière. Ce soir j’ai l’inconscience tranquille. ça m’a évité un voyage à Lourdes. Je vous salue, Bloody Mary.

 

C’est comment qu’on freine ?

jaimelavie1.gif    Dimanche soir. Je m’installe confortablement derrière mon bureau. Je l’aime ce bureau, style New yorkais, en chêne, des tiroirs de chaque coté. Une petite lampe en fer forgé et de l’espace autour de mon clavier. J’aime l’espace. Je m’installe donc sur mon confortable fauteuil de bureau (sur le plus beau trône du monde, on est jamais assis que sur son cul) avec une bonne tasse de café (Malongo, commerce équitable) et décide de visionner un peu ce qu’il c’est passé cette semaine en France et dans le monde. Clic-clic à gauche, clic-clic à droite, et me voilà sur Yahoo Actualité. ça me fait réagir, sourire, bondir.

Je zappe, ce n’est même pas la peine que je m’use la santé cérébrale à lire la folie des Hommes. A quoi bon. Je sors de ce grand cirque mondial. S’épargner au maximum de l’influence médiatique, voilà mon maître mot. Essayer de conserver une totale emprise sur sa propre faculté d’analyse, sachant qu’elle est déjà pollué par 2 siècles de lobotomisation Chrétienne. On est pas aidé, et encore loin du savoir suprême. Si tant est qu’il existe.

Car une seule question compte vraiment, finalement. Quel est le rôle de l’être humain sur cette Terre ? qu’est ce qu’on fout là bordel ? A quoi on sert sur cette foutu planète ? Est-ce que la race humaine va s’éteindre un jour ? comme les dinosaures jadis ? Il y a de grandes chances oui. Toute espèce est amenée a disparaître suivant les lois de l’évolution. L’activité humaine n’arrangeant, apparemment, pas les choses. A quoi aura servi l’Homme, quand sa race s’éteindra, et qu’il n’y aura plus personne pour témoigner a … personne que nous sommes passé sur cette planète ? A quoi ça sert tout ce cirque ?

Alors bien sûr, les heureux parents (et je sais que vous êtes nombreux a passer par ici), me diront qu’ils se battent pour le futur de leurs enfants. Je devrais peut être en faire un. Je n’ai jamais eu cette envie, je compare souvent d’ailleurs cette volonté a nous reproduire a un réflexe animale. Je n’ai pas plus peur de me reproduire. Si du jour au lendemain une cigogne m’apporte un nouveau né, je me rangerais du coté des pouponneurs gaga. J’aborderais comme eux une opinion démesuré quand a la beauté de mon enfant. Voire la capacité intellectuel et physique de celui-ci : ( « _ Tu te rends compte, il a marché a dix mois. et il comprend tout, c’est fou comme il est intelligent. ») Je n’ai jamais eu ce réflexe de procréer un duplicata d’une compagne et de moi même. Ais je eu peur d’y retrouver mes vieux démons ? Qu’il finisse par m’analyser ou me juger ?

Je miserais plus, sur mon syndrome Peter Pan. C’est terrible, je n’arrive pas à me considérer comme un adulte. Pourtant j’y évolue continuellement, j’y ai même une respectabilité sociale. Mais rien n’y fait, ce monde d’adulte me parait absurde et surtout … irréel. J’ai l’impression que tous les adultes jouent un rôle dans cette société. Que tout les rapports sont faussés. Mais après tout, n’est ce pas nécessaire à une vie en communauté. Vous vous imaginez si du jour au lendemain, chaque personnes lâchaient toute leurs haines où leurs amours à son prochain ? Ce serait une anarchie complète.

J’en déduit donc, que le simple fait de vivre en communauté nous pousse a devenir menteur et faux. Que la vie est une comédie ou chaque comédien cherche son rôle. Certains mettent plus de temps, voilà pourquoi je suis un adulescent. Et vous savez quoi, je déteste l’idée de savoir qu’après ma mort la vie continuera sans moi. J’aime vraiment la vie. Ce sera donc ça, le sens que je lui donnerais ….


Un Dimanche matin, sur ma mobylette.

J‘ai écrit une nouvelle chanson, elle s’appelle : Rue du Midi. Elle m’est venue, comme celle d’avant, en écriture quasi automatique. Je crois que j’ai chopé LE truc pour enfin finir mes chansons. Ça part souvent de quelques accords de guitare, les plus limpides possible. Léger mais pas simple. Je me suis tenté, pour l’écriture de ce texte, de traiter avec humour une situation que beaucoup de mes amies ont vécue. Peut être vous aussi.

Je veux parler d’un rendez vous foiré avec un inconnu rencontré dans la rue, mais qui est valable sur internet aussi. Un rendez vous, dicté par les hormones. Réagissant à la plastique troublante d’un apollon à la verve hypnotisante. Mais au fur et au mesure de la chanson, on se rend compte que ce bellâtre est si idiot, que cette fille n’envisage même pas, ne serait ce qu’une pensée érotique le concernant. Une sorte de Feydau en chanson. Il m’a fallu pour cet exercice, me mettre dans la peau de cette fille. M’affliger la triste réalité de ce qu’un homme peut contenir comme bêtise.

Je ne pense pas que je posterais le texte ici. Je m’en explique. Comme souvent dans un texte a consonance humoristique, je trouve que ça passe mal juste en lecture. La mélodie du chant fait partie intégrante du texte pour ce titre. Les deux sont indissociable à mon goût. Voilà. Mais je voulais vous faire partager ma joie d’avoir créer. On ne sent jamais pareil après avoir créer une œuvre. On met un certain moment avant de redescendre. Ces moments comportent plusieurs sentiments :

- La “presque” schizophrénie. Dûe au fait, j’espère je pense, d’entrer dans la peau d’un autre personnage. En l’occurrence, là, d’une femme. Plus précisément, Mélodie. J’ai composé cette chanson pour elle, du sûr mesure, du prêt à chanter. J’espère pouvoir l’enregistrer avec elle.

- Le manque. quand l’esprit est fertile et que la plume suit, on aimerait que cet état euphorisant ne s’arrête jamais. J’imagine qu’un auteur de roman doit ressentir un grand vide quand il tape le mot Fin. Ami(e)s bloggueurs, vous avez dût ressentir parfois la même chose, quand de temps en temps, vous rédigez un post où vous vous sentez vraiment bien dedans.

- La frustration. De ne pas avoir les moyens d’enregistrer ce titre directement. Avec un home studio, un ingé son à son service, des musiciens à diriger, un orchestre philharmonique .. que sais je. J’ai tellement d’idées qui finissent par être oubliées faute de capacité à les immortaliser. Un sculpteur, ou un peintre ne doit pas ressentir cela j’imagine.

- L’impatience. De prendre ma guitare devant mes amis, pour le moment, et de leur partager ce qui est sorti tout droit de mon esprit. Provoquer une réaction chez eux. Qu’elle soit positive ou non. Elle m’enrichira de toute manière.

- Le doute. De m’être emballé, comme je le fais souvent, sur la qualité de ma création. Étrangement, et j’espère que ce n’est pas grave, je doute de moins en moins, au fur et à mesure que j’écris. J’ai l’impression de trouver ma touche, ma couleur. En fait, je pense que je l’ai toujours eue en moi, mais pour diverses raisons, je n’ai jamais pu l’exprimer tout au long de ces années au service de la musique ( expression remplaçant le vilain mot “carrière”).

- La joie. Et le bonheur de me sentir exister, être vivant. A travers une œuvre, on a le sentiment de graver un instant dans une vie. De laisser une trace de son humble existence sur cette planète. Ce qui revient finalement à un acte assez égocentrique.

Finalement, ce blog est un sacré palliatif à tout cela… 

French trainspotting.

transpotting.jpg    Choisir sa vie, son métier, sa femme. Lui faire un gosse, puis un autre. Puis la tromper, pour une autre, qui suce mieux. Ne plus fumer dans les endroits publics, interdit. Ne plus fumer chez soi, y’a les gosses. Acheter son gilet fluo, avec le petit triangle qui va avec, Danger. Passer à coté des parachutes dorés, trop con. En chier pour payer les couches du dernier, regarder les pingouins faire la fête … et rêver à la vie. Ne plus dépasser de cinq kilomètres heure les limites de vitesse, plus de points. De toute manière la caisse est en panne de finance. Attendre la prime de Noël pour pouvoir offrir une dinde fourrée aux impôts, à l’état Français. Vivre dans la peur de l’autre, chasser les sans papiers. Ne plus faire grève, ça prend en otage les moutons qui ont peur du loup. Devenir DRH, et faire du café à ce pauvre looser qui pleure la perte de son emploi. Regarder la guerre chirurgicale sur une chaîne privée, se dire qu’ils l’ont bien cherché. Être rassuré par un président, en duplex d’un yacht privé. Tomber amoureux et se faire humilier. Cracher sur les drogués, prendre son somnifère avant de se coucher. Maudire les mendiants qui polluent nos trottoirs. Boire à outrance le Samedi, être ignoble. Haïr les rmistes, qui profitent du social. Acheter un monospace, un écran plat, une wii pour faire du sport, des Nike. Mettre mémé dans un mouroir. Passer l’embrasser le jour de la fête des grands mères. Jurer sur le coran qu’on va lui niquer sa mère. Applaudir un Pape issu des jeunesses Hitlériennes. Mais s’indigner des sectes scientologues. Faut pas pousser. Regarder des tours s’embraser, des Rwandais se faire massacrer, des tibétains humilier, des Russes plonger dans la luxure. Mais s’émouvoir devant un Tapie réclamant 144 millions d’euros de dommage subi à son patronyme, synonyme de voleur. Savoir qu’une veuve, pleurant son mari, mort des suites du problème de l’amiante, ne touchera, elle, que quarante mille euro. Lire Guy Mocquet, et perdre. Ne pas comprendre qu’on siffle la Marseillaise. Quelle honte. Le pays des droits de l’Homme. Au nom si doux de : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Mr pilou  2008.
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Ôde à la pluie.

feuillescerisierautomnegouttedepluie.jpg Il ne fait pas beau. L’orage gronde, la pluie tombe en trombe. Le ciel est gris comme la matière de mon cerveau. Les gens sont nerveux. Ils pestent. Pourquoi ? Dans une de mes anciennes chansons, une phrase du refrain sortait du lot :  » La pluie est magnifique quand on c’est fait une raison. »

Verlaine disait :  » il pleut dans mon coeur, comme il pleut sur la ville. » En voilà une vision négative de la pluie. Synonyme de tristesse la pluie ? Seul le soleil peut nous rendre heureux ? En fait, cela dépend des régions de ce monde. Ici bas, dans ce climat tempérée, elle est rarement associée à des valeurs positives (apaisement, fertilité, propreté…) voire esthétiques. Par contre, dans certaines parties du globe comme l’Afrique, l’Inde ou le Moyen Orient, dans certaines régions sèches, la pluie est une véritable bénédiction. Les habitants sont heureux de la sentir, parfois même ils dansent dessous.

Aujourd’hui j’ai décidé de chanter sous la pluie. En profiter tant qu’elle n’est pas trop acide, polluer ou tout simplement encore là pour irriguer nos champs, pour irriguer nos vies. J’ai envie de lui rendre hommage. La remercier d’être présente, de nous apporter l’eau nécessaire à la vie !! Je souris à la pluie, je lui souhaite la bienvenue chez nous. Je ne râle pas contre toi. Les Hommes sont si injustes envers toi, toi qui est les veines de notre planète.

Il y a une heure, je reçois un texto de ma Choup où il est juste rédigé : Quel temps de merde. Je souris. Je lui répond : On va bientôt pouvoir aller aux champignons, c’est cool. Je t’ai pas encore fait mes croûtons aux girolles – béchamel au vin Jaune. Elle me répond : A y’est j’ai faim. Merci la pluie …

Allez aujourd’hui je vous invite a faire comme moi. Remercier dâme nature d’être si solide. de ne pas céder sous les agressions écologiques multiples de ces pauvres humains irresponsables. De regarder ce ciel chargé de nuances et de tons, et de lui sourire comme on pourrais le faire devant un nouveau né.

Il y a des pluies d’Automne comme celle-ci, ou le ciel semble pleurer de joie.


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