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La danse des moustiques.

Trois moustiques s’amusent au dessus d’un pot en terre. Ils s’entrecroisent dans une parfaite symbiose, leurs vols semble plus léger que l’air. Je les observe, derrière ma fenêtre. Ils ne s’arrêteront jamais ? Leurs trajectoires semble être guidées par un instinct naturel. Est-ce un langage ? les moustiques peuvent-ils communiquer ? Ils sont synchronisés à merveille. Comme ces nageuses aux jeux olympiques, vu récemment dans un reportage. Les regarder m’apporte une quiétude surprenante. Dehors, l’automne et son ciel chargé m’a toujours rendu mélancolique. Mais jamais, ô grand jamais, un vol de moustiques ne m’avait apporté autant de calme. Ils sont quatre maintenant, et leur chorégraphie prend de l’ampleur. C’est tout simplement magnifique. La Nuit tombe et leur danse ne faiblit pas. La nuit tombe et j’allume la lumière. Ils ont faim, pénètre dans ma demeure. Je les gaze, ils meurent.

Mr Pilou est ignoble. Et ça le fait sourire …

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Que le diable m’emporte.

Je devrais faire passer un test A.D.N à mon âme. J’ai vraiment l’impression parfois qu’elle ne m’appartient plus. Je ne l’ai pas vendue au diable pourtant, cette petite chiffe molle qui s’habille en Prada. Je deviens sage, trop sage. L’alcool n’est plus ma copine, hier encore, je versais lamentablement mon deuxième verre de bière dans celui de mon frère éberlué devant cette scène. Je n’aime plus les soirées déjantées dans les pubs, celle-là même, où, tel un Christophe Rocquencourt, j’arborais fièrement mon charisme et jouais mon rôle avec une précision à faire pâlir les horlogers Suisses.

Écrire, je ne pense plus qu’à ça. Quelle drôle de période je traverse. Certains de mes proches s’en inquiètent ou s’en amusent. Comme mon vieux pote Nico, hier au bar des supporters niçois, qui, répondant à l’interrogation d’une bimbo blondasse ajaccienne, perdue de vue depuis quelques années, me demandant ce que je devenais depuis ces longues années.

_ Attention, il va te manger le cerveau en deux temps, trois mouvements. Il fait dans le cérébral maintenant.” 

Est-ce que réfléchir sur la vie, ses problèmes, ses paradoxes, ses bonheurs, équivaut à manger le cerveau ? Je ne le pense pas. Lui non plus d’ailleurs, je le sais. Ça lui fait peur plus qu’autre chose. D’ailleurs la bimbo barbie n’a même pas réagi à sa phrase. Plus préoccupée à se mater son petit cul bien moulé dans un miroir environnant. Son Jean à paillette lui allant à merveille, mieux qu’il ne m’irait, c’est certain.

Mon frère lui même, s’inquiétant de mon état. Lui, qui jadis, se plaignait de ma vie de jet setteur, trouvant cela, à juste raison, superficiel et vide. S’inquiète-t-il maintenant de me voir dans cette grotte littéraire? Je le rassure, lui rétorquant que je suis heureux comme ça, que le paradoxe se situe plus dans son questionnement que dans ma situation que j’assume pleinement. Il opine quand je lui fait remarquer que cet été je me suis déroulé pas loin de 5000 kilomètres de route au hasard des rencontres. Que finalement, de tous nos proches, je suis celui qui s’est enrichi le plus au gré de mes voyages. Pourquoi mon isolement légitime inquiète-t-il ceux-ci ? Je pense que mon coté fédérateur leurs manques. Je les comprends. Il y a un temps pour tout.

Oscar Peterson dans l’I-pod, Fly me to the moon. Dimanche Midi, dans ma grotte. Je me sens bien. Calme, serein, presque heureux. Quelle chance n’est ce pas. Combien d’êtres souffrent au moment même où je rédige ces quelques mots ? Je me sens bien. Je souris.

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Rendez vous au café de la Lune.

Nous nous étions donné rendez vous au Café de la lune. J’étais en retard, comme d’habitude. J’ai la fâcheuse habitude de partir à l’heure pile … du rendez vous. C’est comme ça, le fait d’arriver à l’heure ferait de moi un homme ponctuel, équilibré, bref, un adulte qui se respecte en quelque sorte, le contraire de moi.

Je marche dans ces ruelles aux senteurs d’épices où parfois de pisse, de la vieille ville. D’un pas décidé. Combien de temps s’est passé depuis notre dernière rencontre? Quelques rides moins le quart. Vas tu me trouver beau, vieilli, intelligent ou arrogant, d’arriver ainsi en retard?  Les autres sont certainement déjà attablés avec toi. Bien à l’heure. J’aurais l’air détaché de toute manière, il le faut. Tu as toujours privilégié les gens forts, indépendants, j’oserais dire sans fragilité apparente. Pourtant ton cœur a pétillé jadis pour un artiste écorché, inconstant et chancelant. Combien d’années déjà ?

J’accélère ma foulée. Par culpabilité de ma promptitude désespérée ? Cela fait belle lurette que je suis consensuel avec ce défaut, au grand dam de mes proches. Je presse le pas, hâtif de revisiter ton regard posé sur moi. Te devancer. Aurais je le privilège de pouvoir t’observer un moment sans que tu m’entrevois ? La configuration le permet, la situation aussi, accaparée par les conversations cocasses de mes vieux amis.

Dernière ligne droite, penses tu à moi? Me guettes tu ? Mes enjambées s’emballent dans une tachycardie urbaine. Mes gestes deviennent saccadés, semblable à un malfrat qui s’apprête à réaliser un mauvais coup. Les perles de sueur en moins. Tant d’années à s’aimer, à se soutenir, à se comprendre. Où s’en va l’amour lorsqu’il est mort ? Dans un cimetière pour éléphant ? Dans une fausse commune d’âmes larmoyantes et meurtries ? Ou tout simplement, se transforme t-il, en un mécanisme chaste et spirituel, comme semble le penser Platon ?

Je te contemple, enfin. Tu n’as pas changé, ou plutôt, si, tu parais beaucoup plus fragile. Je suis loin, je ralentis la cadence. Je te regarde rire et converser avec mes amis. Pourtant je sais que je n’ai que peu de temps pour t’observer, tu as toujours canalisé mon regard rapidement, au delà des tumultes et turpitudes de la vie. Seulement voilà, plus d’une décennie nous sépare de cette complicité, ce magnifique enfant emblématique, si cher à mon cœur, accroché à tes basques en est le témoin. En sera t-il de même désormais ? Pourquoi je n’en doute pas ? Pourquoi suis je si présomptueux ?

A peine le temps de me poser ces questions, que ton regard croise déjà le mien. Rien n’a changé, nous sommes toujours ces deux enfants perdus dans ce monde d’adulte. Qu’importe le ton solennel que nous prendrons lorsque tu te lèveras de la table pour m’embrasser. Qu’importe ces années d’absences. L’amour a ses raisons, que la raison ne polluera jamais. Je sais à présent, qu’aucun cimetière ne sera assez grand pour accueillir l’affection que j’éprouve pour toi.

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Marcher dans la rue.

Marcher dans la rue, y croiser un sourire. Se souvenir. Entrer dans la spirale d’un souvenir par un holisme ontologique, un ensemble. Sourire soi-même. S’offrir à une femme, la désirer, l’aimer à en perdre raison.

Marcher dans la rue, y trébucher. Comme souvent dans la vie. Tituber puis se relever en regardant autour de soi, si cela n’a pas trop affecté votre crédibilité ou votre égocentrisme récurant.

Marcher dans la rue, y siffler. Comme on chantonne au détour des matins heureux dans la salle de bains. Où l’on peut, parfois, les jours de repos cérébral, où la réalité laisse place à l’illusion, s’y trouver beau.

Walking on the street, comme on file à l’anglaise. Quand tout nous dépasse, nous tracasse. Que nos seuls arguments sont la fuite. Dire I love you à la spirale. La prendre par la main et l’emmener dans une rue sombre voisine.

Marcher dans la rue, y manifester. Crier à la vie que vous l’aimez, malgré ses défauts. Hurler à la mort les soirs de pleine Lune. Se transformer en vampire ne craignant ni les gousses d’ail, ni la lumière du jour.

Marcher dans la rue, ne pas y courir. Ne pas perdre son temps à vouloir aller trop vite, aussi paradoxale que cela puisse paraître. Le temps, notre plus impitoyable ennemi. Celui qui ne meurt jamais, peut se révéler être notre allié le plus fidèle tout au long de notre existence.

Marcher dans la rue, en croiser une autre. Bien choisir sa route à la croisée des chemins. Ne pas se laisser déconcentré par une vitrine rayonnante de lumière. Se laisser guidé par ses objectifs et non par le strass.

Marcher dans la rue, marcher dans la rue, marcher dans la rue … et comprendre ?

                                                                                                                                                                                                                                                                                   mr pilou

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Reflexion.

Il y a comme quelque chose d’absurde à vouloir être heureux à tout prix. A la base on commence mal. On vit avec le poids et la lourdeur de savoir qu’un jour on va mourir. Qu’un jour tout va s’arrêter. Alors certains se rattrape à des Dieux, d’autres ont la chance de ne jamais y penser. Puis il y a ceux qui savent très bien qu’une fois les battements de leurs coeurs stoppés, c’est fini. Il n’y a plus rien. On pense encore à toi jusqu’aux célébrations funéraires, puis on t’oublie. L’humain est comme ça et heureusement. Alors, certaines personnes, plus proches, penseront encore à toi quelques temps; puis eux aussi, finiront par passer à autre chose. Nous avons tous, nous même, cet exemple en nous. Un proche de perdu, dont on repense de temps en temps mais qui finalement, n’agit plus sur notre quotidien.

L’humilité doit alors être de mise dans notre existence, nous ne sommes finalement pas grand chose. Comparé à cette Terre, qui elle, portent des générations d’humains dans mon genre. Ou d’un autre genre. D’un autre genre qui ne la respecte pas. C’est un autre débat.

Je disais donc l’humilité, comme un emblème, comme une philosophie de vie. Seulement voilà, nous vivons dans un monde de plus en plus égocentrique, de moins en moins poétique. Un monde géré par le matérialisme et le pouvoir de l’argent. Un monde tellement bien modelé par les soi-disant grands hommes, qu’on aurait bientôt plus besoin de réfléchir au but de notre sens sur Terre. J’ai décidé de ne plus rentrer dans leurs machiavélique système un beau matin ensoleillé de Juillet. De ne me concentrer simplement sur l’authentique, l’âme humaine. De grands philosophes l’ont fait avant moi, j’en ai lu certains, réfléchi sur d’émouvants constats d’autres. Ma réflexion ne sera sûrement pas à la hauteur de ceux-ci, mais ce sera la mienne.

J’invite tout ceux qui me liront à en faire de même. Croyez moi, cette société mondiale et ce système nous font parfois oublier l’essence même de l’existence. Ça finit toujours par engendrer un mal être profond. Car tôt ou tard, nous sommes confrontés a cette question : Quel est notre but et le sens de notre présence sur Terre?

 

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Mijoter.

Que nous mijote Mr Pilou ? quels ingrédients va-t-il pouvoir négligemment jeter dans sa marmite bouillante. Quel Menu nous prépare ce cuisinier toqué de l’existence ? Y verrons nous flottée a la surface de sublimes carottes rosées par la chaleur de l’amour ? Les pommes de terre du succès vont-elles enfin prendre toutes leurs saveurs, ou alors, les navets inonderons ils de leurs parfums acides cette gamelle frissonnante ? Ce pote au fire (petit nom prémonitoire donné par le chanteur de Lofofora à Mr pilou) arrivera t’il a éviter tous ces poireaux glissants mis en travers de son chemin ?

Pourvu qu’il n’oublie pas de bien rehausser son plat d’épices, toutes plus piquantes les unes des autres. de saupoudrer d’herbes (de Mickey?). Que la note ne soit pas trop salée. Mais tant que son chaudron est chaud et que sa vie est en ébullition, je puis vous dire dans ce cas, que Mr pilou sera cuit à point … ou saignant. Sous le couvercle ce dessine de la haute gastronomie, pas un vulgaire plat de restauration collective, je vous le promet.

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Retour.

Retour dans ce qu’on appelle “le quotidien”. J’avoue ne plus trop savoir à quoi cela ressemble. Cela fait un moment que je suis sur la route, et j’avoue que j’adore ça. A peine posé dans mon antre provençale que je me cherche un nouveau projet, une nouvelle idée pour bouger. C’est maladif, c’est vital chez moi. Seulement voilà, j’ai mon projet artistique à réaliser, et ce n’est pas en vadrouillant à longueur d’année qu’il va avancer. Quoi que … 

Retour de mes posts à consonance philosophique. Ces derniers temps, je trouve que mon blog ressemblait à un blog stupide de chez skyrock. Mais c’est aussi ça Mr Pilou, tantôt simple pour apprécier les bonnes choses, tantôt compliqué quand il s’agit de comprendre le monde où il vit. 

Retour dans ce monde loufoque. Je regarde les infos ce midi, franchement, c’est pas nous qui marchons pas droit, c’est le monde qui va de travers. Il faudrait supprimer les politiques, les enfermer avec tout ce qui nous sert de média. Notre époque est dirigée par des malades mentaux. 

Retour de mes chats. Et oui, Mr Pilou a deux chats, Charlotte et Loukez. Indépendants, ils sont souvent en vadrouille, comme l’humain qui partage leurs vies d’ailleurs. Je trouve leurs câlins tellement doux, leurs ronronnements tellement apaisants. 

Retour gagnant ? Retour vers le futur ?  

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ParadoXe.

Il y a les bons mots, et les mauvais moments.

Il y a les bons sentiments, et les mauvais sens.

Il y a les bons comptes, et les mauvais comptoirs.

Il y a les bons a rien, et les mauvais a tout.

Il y a les bons sans gains, et les mauvais sangs.

Il y a les bons soirs, et les mauvais jours.

 

Il y a les bonnes nuits, et les mauvaises qui nuisent.

Il y a les bonnes adresses, et les mauvaises rues.

Il y a les bonnes fées, et les mauvaises baguettes.

Il y a les bonnes Jovi, et les mauvaises blagues.

Il y a les bonnes a tout faire, et les mauvaises nouvelles.

Il y a les bonnes guerrières, et les mauvaises pansées.

Il y a les bonnes pensées, et les mauvaises herbes.

 

Il y a les bons plats, et les mauvaises descentes.

Il y a les bonnes années, et les mauvais siècles.

Il y a les bons points, et les mauvaises lignes.

Il y a les bonnes routes, et les mauvais chemins.

 

Ainsi va la vie, chargée de paradoxe…

 

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Mr Pilou ©

 

Il faut que j’apprenne.

♥ C’est fou comme je manque de volonté en ce moment. J’ai dix-mille trucs a faire, trente-mille personnes à voir et je me larve. Il faut que j’apprenne a me coucher plus tôt puisque les autres vivent le jour. ça me gave.

♥ Il fait encore bien beau en notre Comté, c’est agréable. Mardi, direction le nord avec ma Choup. Il faut que j’apprenne a me couvrir et à râler sur le temps.

♥ Je vais revoir ma famille et tout l’amour que ça comporte. Il faut que j’apprenne  le Picard.

♥ Je  n’arrive pas a finir ma dernière chanson « mamzelle Loupi ». Certains passages ne correspondent plus a ce que je veux dire. Il faut que j’apprenne a remettre a plat ma vie.

♥ Je prépare une nouvelle chanson : mes ex sont plus belles que vos femmes. Il faut que j’apprenne a en détester quelques unes.

♥ Je suis pressé d’être en Automne. Il faut que j’apprenne a apprécier chaques saisons.

♥ Je ne crois plus en l’amour. Il faut que j’apprenne a redevenir enfant.

Je n’arrive pas a prendre cette vie au sérieux. Il faut que j’apprenne a devenir un homme.

 

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La nuit tous les Slams sont gris.

                      

Tous les jours

Je vois la couleur passée de leurs façades ravagées

Je vois le chaume de leurs toits s’effondrer

Toutes ces fenêtres aux volets défoncés

 

Tous les jours

Je vois les fissures de leurs façades délavées

Je vois leurs sourires peu a peu s’effacer

Sur les marches de leurs destinées

 

Leurs portes sont closes

Leurs demeures clôturées

Leurs silences comme une paix

Leurs souffrances ravalées.

                     

Toutes les nuits

Je vois cette porte entrebâillée comme un seuil de ravissement

Une lumière étoilée loin de tous ces vomissements

Je m’y infiltre en me frottant les pieds

 

Toutes les nuits

Je vois cette quiétude émanée de cette grande baie vitrée

Un âtre de félicité en guise de cheminée

Je m’y tempère et allume un foyer de gaietés.

 

Ma porte est ouverte

Ma demeure accueillante

Mes silences sont vrais

Ma souffrance repoussée.

 

Les nuits, les chats sont mes amis

Le silence dort et les mots se délient

Au clair de la lune mes envies prennent mots

J’affûte ma plume et deviens pirate … ou héros.

 

Il fait pourtant bien jour à l’instant présent

tout s’agite autour et je prends mon temps

Mes nuits sont vos jours et inversement

Je crois que l’amour m’a rendu transparent.

 

Je m’ennuie de vos jours qui me nuisent

Je jouis de mes nuits qui me grisent

En vérité je vous le dis

La nuit tous les Slams sont gris.

 

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