Archives pour la catégorie Pilou Slam

Soudain, le champs de marguerites.

Il existe des moments qui vous embaument de plaisirs.

Il existe des moments qui font semblant d’exister.

On traverse des instants qui vous parfument de désir.

On traverse des instants ou plus rien n’est beauté.

 

Un jour trop gros, une nuit trop blanche.

Dans un linge souillé du dimanche.

Soudain le champs de marguerites

Soudain le champs de marguerites …

 

Il existe des présences qui vous emmènent en lieu sûr.

Il existe des absences qui vous plaquent contre le mur.

Des miroirs à paillettes, ornés d’or et de silence

Des miroirs aux alouettes, ou l’on s’endort en souffrance.

 

Un jour perdu, une nuit de trop.

A ravaler tout son égo.

Soudain le champs de marguerites

Soudain le champs de marguerites …

 

il existe des endroits légers comme le vent

il existe des envers qui baignent dans le « sans ».

Des regards qui se croisent et se parlent tout bas.

Des regards qui se croisent et ne se comprennent pas.
 

Un jour de plus, une nuit de moins.

regarde derrière et voit demain.

Soudain le champs de marguerites

Soudain le champs de marguerites …

 

… lui apparut un matin de printemps

 

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Les jolis soirs de mai.

 

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Me retrouver perdu à son cou, Défier les lois de la pesante heure.

Sésames enlacées dans le flou, dénouer les corps par erreur.

 

Parler aux étoiles qui s’éteignent, leur dire que c’est pas vrai.

Penser aux amants qui s’étreignent, les jolis soirs de Mai.

 

Pendu à son coup de Jarnac, touché d’une belle en plein coeur.

Les yeux au fiel la tête en vrac, à vomir le mal de la fleur.

 

Ecrire les quatre vers en l’air, et trinquer à l’amour.

Se dire qu’on pourrait faire, de plus vilains détours.

 

Parler aux étoiles qui s’allument, et ne manquent pas de toupet.

De briller si fort dans la brume, les jolis soirs de Mai.

 

Les jolis soirs de mai. dans Pilou contine 6_mai_theboum

(d’)Ailleurs.

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Parfois droite, souvent sinueuse ou tortueuse. Le paysage s’efface sur mon passage dans une légèreté oisive. A milles lieues de ces routes toutes tracées, mais qui mèneront, indubitablement, au même mystère. A cette même éternelle lueur. Je regarde les autoroutes filées à en perdre haleine. Respirant paisiblement les prairies de l’existence, là où certains s’empoisonnent dans les embouteillages de la vie. Je fais le plein régulièrement, quand d’autres se retrouvent en panne d’avoir sans doute mal jaugé.

 

Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Mes vallées sont fleuries aux couleurs d’un Automne ensoleillé, fuyant avec bravoure les plaines grises de la misanthropie. Mon chemin se faufile de virages en lacets, le visage offert au soleil et l’ombre dans le rétroviseur. J’observe s’engouffrer, à grande vitesse, tous ces chauffards de sentiments. Dans ce tunnel lumineux d’un point de non retour. Je m’amuse de l’autoroute de l’enfer, en y préférant la route du paradis. Les roues de ma fortune me mènent sur ce bitume, vers un destin tracé, maladroitement, à main levé.

 Mr Pilou

 

 Je suis une ligne pleine de courbe. Une route de montagne. Qui m’aiment me suivent…

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Humeur bénigne.

C’est un loup dans la bergerie. Un cri dans la pénombre urbaine. Des pas lourds sur du pavé mouillé, des talons sur du marbre. Un réverbère accouche d’une ombre, seul dans la froideur de la nuit. Sombre comme un film d’avant guerre, Noir comme un polar. Quelques clochards attendent la mort, dans un linceul en carton. Un chat sournois emboîte son pas, au loin les chiens aboient. Les gouttes perlent sur son chapeau, en larmes de mélancolie. Il rêve de Greta Garbo, d’Hollywood, de gros plan sur ses yeux gris. Il rêve en cinémascope le générique de sa vie. Une enseigne lumineuse le hisse sur le pont de la réalité, que ce navire coloré lui semble mauvais. Toutes ces couleurs qui masquent les passions, il lève la tête sans étoiles et s’indigne de celles qu’on lui impose. Même la lune, cette infidèle compagne, ne lui donne plus de proses. Partir loin de ces contrées électriques, retrouver le chemin de l’authentique à la lueur d’une chandelle. Répondre aux hibous par des mots d’hirondelles. Jeter les cailloux dans une mare a canard, y approcher son visage. Aimer la pluie, s’émerveiller des orages. Mais il n’a pas le temps de s’apitoyer, une quête s’offre désormais à lui. Celle de retrouver l’envie.

 

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Regrets et tempêtes.

Mes membres sont gelés et mon cerveau bouillonne.

Mes veines sont gelées et mon sang bouillonne.

Ses yeux m’ont refroidi et les miens me brûlent.

Mes sentiments l’ont refroidi et les siens me brûlent.

 

Elle était pourtant belle avec sa robe de poupée.

Elle était pourtant celle, qu’il ne fallait pas louper.

Je buvais le nectar de ses mots à m’en étouffer.

je ne pensais pas voir, ce breuvage empoisonné.

 

La planète tourne autour d’une sérénade Cubaine.

Les couleurs chaudes comme une terre Africaine.

La tête me tourne et tourne autour d’un feu de joie.

Mes ardeurs refroidis par le diable, me privèrent de toi.

 

Alors je t’ai cherché, sans jamais te trouver.

Sous les montagnes, au delà du comté.

D’archétypes en plagiats je me suis égaré.

Ah! si j’avais pensé faire mon petit Poucet.

 

J’ai bravé des tempêtes et coulé bien des gens.

Parfois sauvé du naufrage, des offenses du temps.

Mais notre submersion sous le poids de ma folie.

Ne m’aura appris qu’à admettre, l’échec de ma vie.

 

Ô ma muse, que mes pensées sont arides et séchées.

Ô ma muse, que mon désert soit un châtiment mérité.

Elle était pourtant belle dans sa robe de poupée.

Elle était pourtant celle, qu’il ne fallait pas louper.

 

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Silence

Silence on meurt, on pleure, on opère. 

Au coeur du vide se taire de ce qui fâche. 

Sinistres costards étriqués ornés de sourires lâches. 

Sombres attifements pour parodies d’âmes austères. 

Incohérence d’un monde en lambeaux 

 

 

Silence on expulse, on siffle, on explose. 

Contrefaçon d’un tissu de mensonges. 

On se félicite, on se congratule, on s’expose. 

Fracture ouverte  sur un mal qui ronge. 

Anesthésie d’un monde en lambeaux 

 

 

Silence on étouffe, on bâillonne, on exclut. 

Chez Sam c’est la grande bouffe de Fellini. 

Chez kirikou on compte les grains de riz. 

Reste où tu es Jaurès tu serais déçu. 

Lobotomie d’un monde en lambeaux 

 

 

Silence on dort, on souffre, on s’ennuie. 

Les poètes en exil, les pénuries de muses. 

Redevenir celui qui avait des envies. 

Retrouver le sourire d’un enfant qui s’amuse. 

Utopie d’un monde en lambeaux 

Silence dans Pilou Slam panneau_silence

Arc en ciel.

 Le syndrome de la page blanche me rend vert. 

je me retrouve marron devant cet écran ouvert. 

le lit de la rivière créatrice déborde en moi, 

inonde les rives de mon cortex en émoi. 

la nuit noire m’accompagne en silence, 

matière grise en couleur, volutes de transe. 

Le rouge de ses joues encore en mémoire, 

le bleu de ses yeux redonnant l’espoir. 

Les idées vagabondes aux arômes de vin jaune, 

douceur des songes au crépuscule d’automne. 

son sourire tourne les pages de cet album sépia, 

telle une main protectrice façonnée par l’aura. 

Les orangers fleurissent dans mon âme en béton, 

au pied de l’arc en ciel, le trésor fruité de la passion. 

souvenirs sucrés au bon goût de chocolat, 

l’effet mère d’un instant, qui en moi restera. 

La mort râle de cette histoire, glacée par la vie en rose. 

Du haut de mon trône en couleur je lui offre ces proses. 

 

Arc en ciel. dans Pilou Slam arcenciel

La nuit tous les slams sont gris #3.

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Au 2, rue Saint-ex. Lotissement du bon vivre. Solidarnosc années 70, racines profondes en devenir.

L’alloc’ se compte au centime prêt. L’humilité confirmant qu’elle avait de la classe, ouvrière.

Au 2, rue Saint-ex. Habitations aux loyers modérées d’architecture. C’est notre quartier – pas la cité – le quartier.

Une barres d’immeubles chocolatés, un coeur fondant et sucré, enrobées d’espaces verts naturels.

Au 2, rue Saint-ex. La bac de l’époque n’est pas emplis de peur ou de violence. Mais de sable. Sans mouvance.

La balançoire nous étourdit dans les cris et les rires. Les tourniquets étaient encore jumelés.

Au 2, rue Saint-ex. L’ascension sociale se jouait au toboggan et les comptes se réglaient aux billes. Sans filles.

Les fruits des adultes nourrissaient ceux de leurs entrailles. Saveur de verger sucrée, puis rasé.

Au 2, rue Saint-ex. Des caddies Oxydés poussent sous nos fenêtres et dans les descentes de cave. Nos caves.

Il est interdit de piétiner les massifs de pleurs. Modestes vases débordés de lourdes gouttes de sueur.

Au 2, rue Saint-ex. On respecte la douleur en lui imposant le bonheur. La larme du voisin en La mineur.

Les grands marient la voisine, dansant sur son chemin. Abus de mauvais vin au rythme des chants païens.

Au 2, rue Saint-ex. On craint toute les mères. Surtout quand leurs paires d’yeux sont couleur gris sévère.

Putin, j’me suis fait tuer par ma mère. Apprentissage du Sirop de mes rues bien amères.

Au 2, rue Saint-ex. On craint le gardien, même si on lui met la misère. Ce brave homme a grandit avec nos pères.

Les hivers tracent de sous pulls en K-way. Cédant la place aux shorts des printemps parfumés.

Au 2, rue Saint-ex. Mes rêves résonnent encore et en corps. Une pince à linge et un carton. Sur les rayons du cycle de ma vie.

La nuit tous les slams sont gris #2.

Un jour viendra ou une fille saoule mangera mon téléphone.

Ou un ogre haut perché, glissera d’un toboggan étoilé, pour me demander du feu et allumer un petit cigarillos.

Un jour viendra, ou l’ours polaire du deuxième, tombera en dépression.

Ou mon corps laissera place net aux rumeurs.

Un jour viendra, ou l’autruche, avide de pouvoir, claquera du bec dans le noir.

Un jour viendra, sans le vouloir, ou l’odeur nauséabonde des trottoirs, séchera au soleil de midi.

Un jour viendra, ou l’amazone me cueillera à mes démons de minuit.

Une nuit viendra, ou la chouette égarée chantera l’ozone.

une nuit viendra, ou tu te repentiras. Ou t’allongeras.

Un matin fût venu, ou l’aube humidifia nos iris.

Un matin viendra, ou ces costumes de papier brûlerons aux premiers rayons.

Un jour viendra, ou je serais roi. Ou tu seras peine.

Un jour viendra, ou les volute de fumée se disperserons dans les brouillards de l’humanité.

Ou le sang coulera dans les veines de la raison.

Une nuit viendra, dans cet abri de pierre aux odeurs de feu de bois.

Un jour viendra … ou reviendra.

 

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ParadoXe.

Il y a les bons mots, et les mauvais moments.

Il y a les bons sentiments, et les mauvais sens.

Il y a les bons comptes, et les mauvais comptoirs.

Il y a les bons a rien, et les mauvais a tout.

Il y a les bons sans gains, et les mauvais sangs.

Il y a les bons soirs, et les mauvais jours.

 

Il y a les bonnes nuits, et les mauvaises qui nuisent.

Il y a les bonnes adresses, et les mauvaises rues.

Il y a les bonnes fées, et les mauvaises baguettes.

Il y a les bonnes Jovi, et les mauvaises blagues.

Il y a les bonnes a tout faire, et les mauvaises nouvelles.

Il y a les bonnes guerrières, et les mauvaises pansées.

Il y a les bonnes pensées, et les mauvaises herbes.

 

Il y a les bons plats, et les mauvaises descentes.

Il y a les bonnes années, et les mauvais siècles.

Il y a les bons points, et les mauvaises lignes.

Il y a les bonnes routes, et les mauvais chemins.

 

Ainsi va la vie, chargée de paradoxe…

 

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Mr Pilou ©

 

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